Page blanche
Je suis assis devant mon ordinateur, mes lunettes sur mon nez, mes yeux noisette rivés sur mon écran. Je suis en train de vivre une maladie… La maladie de la page blanche. J’ai beau fouiller au plus profond, de mon être, y rêver, me promener, changer d’air, lire, regarder des films, pénétrer dans mon subconscient, parcourir quelques vieux écris, visionner des images, des photos… Rire, pleurer, tousser, crier… Cette page reste toujours vide. Pas une seule couleur, pas une seule lettre ni de mots de départ. Tout est blanc…
Cette couleur nous fait souvent penser au paradis, aux anges mais pour ma par, c’est pire que l’enfer. Mon problème ne vient pas de l’inspiration, de mon imagination au contraire tout déborde. Je dégouline d’imagination, ma tête en est remplie, mon cœur bat a chaque image et idée qui défilent dans ma tête. Tout est en moi, tout dort en moi et rien n’en sort. Désespérant…
Alors je laisse ma tête tomber sur mon claver, lâchant un long soupire. J’ai presque envie de taper du point sur ce misérable bureau tout rayé et crayonné de dessin. Je tremble d’une immense envie de m’ouvrir, de partager quelques chose, une passion… Mais mes mots reste plonger dans un puit sans font. La nuit, je les repêche un part un, les remet en ordre en fait un méli-mélo de phrases, donne un sens à tout ça, les fait voler dans un océan de ligne et de portées. Mais au réveille tout semble disparaître. S’évaporant tout comme de la vapeur d’eau.
Mes yeux parcourent cette pièce dans laquelle je passe des heures et des heures. Cette pièce qui renferme mon inspiration qui raconte en partie ma vie, mes passions, mes joies, mes souvenirs, mes amours. C’est sur ce siège ou dans ce lit qui j’ai put poser sur du papier mes histoires, faire vivre mes personnages. Je les fais vivre mais je vie avec eux, je les accompagne dans leur peine, dans leur panique dans leurs ébouas amoureux. Je suis eux, ils sont tous un peu de moi, ils sont mon inspiration mes fantasmes, mes désirs inavoués.
Plusieurs mois que ça dure, je suis las, je suis triste et découragé. Je pense savoir quelle est le font de ce problème enfin je pense connaître une partie de ce creux littéraire. Un creux qui ne cesse de continuer, bientôt je pourrais sûrement m’y enterrer. Arffffffffffffffffff !!! Putin de page blanche! Que dois-je faire, prier tous les dieux, siffloter des chansons, pleurer ma déception ? … Stupide. Tout ça est stupide.
On peut me dire tout ce qu’on veut. Me dire que ce n’est pas ça qui me fera vivre, que je ne suis qu’un novice, qu’un rêveur… Je m’en fiche, j’ai toujours avancé sans rien demander. Je n’ai pas toujours eut de soutient et pourtant je vie et j’avance. Je ne me prends pas pour un écrivain, j’en suis même très très loin… Je ne me prends pas pour un artiste… Je mets juste mes pensées, mes idées mon imagination a contribution pour créer un monde et le mettre sur papier. Je respire ce que j’écris, je partage, je retranscris certaines vision bonne ou non. Je prends partis, je défends des idées et j’emmerde les gens quand il le faut ! Je suis tordu, rieur, têtu, curieux, imaginatif, généreux, j’ai un sale caractère, je pète dé fois une durite mais je reste vrai. Tout comme mes écris, je suis vrai.
Alors Je regarde encore cette page blanche qui semble se remplir finalement de choses futiles, de choses irrationnelles et cafouillons. Peut être avons-nous tous besoin de faire un bilant de ce qui nous bloque… Pour être sincère, j’aurais beau dire tout ce que je veux j’aurais beau me cacher derrière mes belles paroles, mes sourires, ma joie de vivre… Une partie de moi reste triste depuis un certain temps et reste comme une cicatrice. Elle m’a affaiblie alors qu’il n’y a pas si longtemps elle m’inspirait. Les choses changent, les choses évoluent pourtant j’ai l’impression que le temps c’est arrêter à cet instant et c’est figé.
Le cœur, l’amour change bien des choses dans notre petite vie. Ils nous influencent plus qu’on en pense. J ‘ai beau en parler, j’ai beau l’ignorer mais c’est de là d’où venait toute motivation. Pendant de longues heures le soir au téléphone j’en parle… Mais cette nuit j’ai eut cette révélation… Mon cœur et bel et bien toujours brisé… et depuis ce jour j’ai perdu une certaine confiance en moi, mes doigts ont du mal à pianoter sur ces touches chaudes. J’en suis encore choqué, je m’en sens encore coupable… En faite je me sens complètement coupable même si je sais que c’est entièrement faux….
Ironie du sort peut être mais quand je vois une page blanche, cette maladie qui me touche… Je me dis que c’est tout ce qui reste de ce qu’on a put vivre et de ce qu’on vivra. Il n’y a plus rien, comme si quelqu’un avait passé un coup de chiffon, m’avait voilé les yeux. Je suis un idiot toujours amoureux. Amoureux d’un con qui a continué à jouer avec moi. D’un con qui sait parfaitement l’influence qu’il a sur moi. C’est pour cela que j’ai dis stop, c’est pour cela que je dis stop !
STOP !
Je comprends maintenant d’où vient ma maladie. Une chose qui peut toucher tout le monde qui peut influencer certaines décision ou certaines de nos actions. J’ai décidé de ne plus être sous le contrôle de ce sort. Un sort que je souhaite revivre un jour mais laissons le temps faire. Un mois, deux mois, quatre mois, cinq mois et s’il faut six mais j’irais de l’avant.
Mon inspiration revient, mon sourire revient après cet instant sérieux. Après cette dure révélation. L’inspiration vient de nous, viens de ce qui m’entoure, vient de vous, vient de ce que l’on ressent. Elle ne vient jamais d’une seule personne. C’est grâce aux autres, que l’on avance, tout seul nous ne sommes rien dans ce monde.
Je suis une personne qui a connu la page blanche… Mais aujourd’hui FINI LA PAGE BLANCHE !
-Jordan !!!
- Hum… J’arrive !!!
C’est mon colocataire, je dois vous laisser. J’arrête avec mes hantises et cet apitoiement. Ne chercher pas à comprendre qui vous parle, je suis juste moi comme vous êtes juste vous. Vivez simplement les instants présents et ne vous arrêter pas quand vous recevez une claque. La vie est une chose pure que l’on nous a offerte tout comme la passion. Alors laissez-vous aller dans vos plus belles émotions, laissez-vous transporter vous envies sans vous mettre de limites. C’est ça l’inspiration…




