Distraction
3h du matin, Makkura rentra enfin à la boutique. Il retira sa cravate, qu’il balança sur une chaise et alla s’étaler dans le noir sur
le fauteuil.
_ Qu’est ce que tu fais encore debout ?
La lumière s’alluma dans la cuisine et Uryu alla s’asseoir sur une chaise.
_ Je t’attendais.
_ …
_ Alors ?
_ On va dire que l’approche a été faite. Surtout avec le fils aîné. Dit-il d’une voix sombre.
_ Mais ?
_ Mais ce garçon… Non, il n’y a pas de mais. Répondit Makkura en se levant.
Le jeune homme se dirigea vers les escaliers, puis fit d’un seul coup demi-tour. Il alla prendre un crayon et un papier et griffonna
quelques chose.
_ J’aimerai qu’avec tes contactes, tu puisses collecter des renseignements sur cet homme. Dit-il en tendant le papier à Uryu.
_ Très bien. Et puis-je savoir qui c’est ?
Makkura afficha un petit sourire, tout en faisant tournoyer le crayon entre ses doigts.
_ Un passe temps Uryu… Juste un passe temps, rien de plus.
Il laissa tomber le crayon à terre et monta les escaliers, pour aller s’enfermer dans sa chambre. Uryu regarda à nouveau ce nom écrit
sur le papier, le mit ensuite dans sa poche puis prit la même direction que le jeune homme juste après avoir éteint la lumière.
Deux jours s’étaient passé après cet évènement, mais pas de Yuki à l’horizon, pas même l’ombre de son ricanement. Makkura continua
donc son train train quotidien, ne lâchant pas pour autant son objectif. Mais le week-end arriva très vite et sans qu’il ait pu croiser le jeune yakusa. Le visage ferme, il rentra à la boutique
en poussant un gros soupire devant le vieil homme.
_ Toujours pas ? Demanda ce dernier.
_ Toujours rien. Marmonna Makkura en s’asseyant.
Le vieil homme, lui posa une main sur l’épaule et fit un petit sourire.
_ C’est le week-end j’aimerais bien que tu te détendes un peu.
_ …
_ Mais avant j’ai ça à te donner.
Le vieil homme lui tendit un dossier.
_ Se sont les renseignements que tu as demandé. Je me demande bien à quoi ça peut te servir.
Makkura feuilleta vite fait le dossier, puis se leva.
_ C’est parfait. Absolument ce que je cherchais.
Mais à nouveau la main du vieil homme se posa sur son épaule.
_ Jeune homme, j’ai autre chose à te donner.
Makkura arqua un sourcil. Le vieil homme lui tendit, une enveloppe.
_ Gin, passe dans un bar avec son groupe. J’ai pensé à te prendre un billet. Je pense que ça te fera du bien. Vit un peu comme les
garçons de ton âge.
Makkura soupira et posa le billet sur la table.
_ Ne réagit pas comme ça. Je suis sûr que ça fera plaisir à Gin. Il aime les surprises. Dit Uryu en enfilant son manteau.
_ …
_ Je dois y aller. Une livraison pour un client.
Uryu disparu un paquet sous le bras. Makkura posa le dossier qu’il tenait toujours en main et se laissa à nouveau tomber sur sa
chaise, tout en desserrant sa cravate. Les yeux rivés sur l’enveloppe, il ne bougeait plus. Le tic tac de l’horloge résonnait dans la pièce, rendant le moment oppressant. Il tapa avec la paume de
sa main sur la table et monta les escaliers.
La pièce était désormais plongé dans le noir, depuis une bonne heure. Peu à peu retendit les grincements d’un escalier. Makkura
s’était enfin décidé à sortir de sa chambre. Une délicieuse odeur de gingembre planait et suivait le jeune homme habillé pour sortir. Des converses noires, un jean déchiré, une ceinture cloutée
ou pendait une chaîne, un t-shirt noir marqué d’un « Kawai » en blanc. Il s’étira, prit son ticket et se dirigea vers la salle ou le groupe de Gin allait se produisait parmi tant
d’autres groupes.
Arrivé à destination, il se faufila dans la foule et regarda un moment le groupe qui se produisait sur scène. Il y avait tellement de
monde, que je jeune homme se faisait bousculer dans tous les sens. Il traça un chemin au milieu de la foule et alla s’installer au comptoir du bar.
_ Je vous sers ?
_ Une bière. Dit Makkura en posant un coude sur le comptoir.
Le jeune homme soupira, se disant que cette sortie n’était pas une aussi bonne idée. Le barman lui posa la bouteille devant son nez.
Makkura bu à même le goulot de grosses gorgées, ne faisant plus attention à ce qui se passait sur scène.
_ One, two ! One, two, three !
Une voix bien connue de Makkura retendit dans la salle. Le son d’une guitare électrique et d’une batterie résonna. La voix du chanteur
poussa quelques sons, qui fit sourire Makkura.
* Que de souvenirs *
Le jeune homme se retourna lentement vers la scène et jeta un regard à Gin, qui bougeait, le micro à la main. Ce dernier, repoussa un
son, et souria à Makkura qui ne montra aucune réaction.
You open up the door with negative aura
You say the future is murky indeed..
I'm sick of hearing your gripe
Open up the door with negative aura
If you never change
I think There is no way my life fizzle out
You open up the door with negative aura
(i'm fed up fed up fed up)
You say the future is murky indeed..
I'm sick of hearing your gripe
Open up the door with negative aura
There is no way my life fizzle out
If you are at a loss as to what to do.
Raise you stiff middle finger.
It will know which way the wind blows.
Le publique, dansait dans tous les sens, levaient leurs bras faisant des signes de doigts. Certain criaient de joies, d’autres étaient
complètement en transe et Makkura restait assis, picolant sa bière, son regard perçant sur Gin.
Don't chain your affection
Awaken primal feeling
Don't benumb emotion
Sing out primal scream
Let loose every feeling from joy to grief
Don't chain your affection
Awaken primal feeling
Don't benumb emotion
Sing out primal scream
Let loose every feeling joy to grief
Go against headwind or ride on the talewind.
Game is in your hands.
How do you play?
Follow your brainstorm!!!
How long will you go on lying?
Get wise tie yourself down
How long will you go on lying?
Breakdown a stick tight empty smile mask!!
Don't chain your affection
Awaken primal feeling
Don't benumb emotion
Sing out primal scream
Let loose every feeling from joy to grief
Don't chain your affection
Awaken primal feeling
Don't benumb emotion
Sing out primal scream
Let loose every feeling from joy to grief
Don't chain your affection
Awaken primal feeling
Don't benumb emotion
Sing out primal scream
Let loose every feeling from joy to grief
Don't chain your affection
Awaken primal feeling
Don't benumb emotion
Sing out primal scream
Let loose every feeling from joy to grief
Go against headwind or ride on the talewind.
Game is in your hands.
How do you play?
Follow your brainstorm!!!
Tout le publique se mit à crier de joie à la fin de la prestation. Il semblait que Gin avait son petit groupe de fan. Gin, le batteur
et les autres membres descendirent sous les applaudissements et allèrent dans leur loge. Makkura finit sa bière et posa un billet sur le comptoir.
_ Garder la monnaie.
Il alla vers les loges et frappa à une porte ou de grands rires retentissaient. Le jeune homme ouvrit la porte et se retrouva devant
un groupe en train de picoler. Ses yeux noirs se posèrent sur chaque individu, puis fixa Gin. Ce dernier se mit doucement à rire et se leva.
_ Makkura, quelle bonne surprise.
Le jeune homme, s’approcha de Gin et l’embrassa sans aucune gêne devant les autres membres du groupe. Le guitariste en laissa même
tomber sa bouteille tellement que le baiser était sauvage. Makkura arrêta le baiser et se lécha les lèvres.
_ Une bonne surprise j’espère. Dit-il.
Il se retourna et alla vers la porte.
_ Désoler, je ne peux pas rester plus longtemps Gin. A une prochaine peut être.
Il laissa donc le chanteur en plan qui sentait encore l’odeur du jeune homme. Les autres membres se mirent à rire devant l’air gaga de
Gin.
_ Ba dit donc ! Celui là il te fait de l’effet.
_ La ferme !
_ C’est juste une constatation. Il aurait pu rester plus longtemps.
_ Non, ça a toujours été ainsi entre lui et moi. Aussi loin que je m’en souvienne. Et je pense que c’est mieux ainsi.
Gin se rassit dans son fauteuil et un autre sujet de conversation s’engagea.
Makkura de son côté rentra tranquillement chez lui et alla tout de suite se coucher des projets pleins la tête.
Le lendemain, vers midi le jeune garçon sortit de la boutique sans même parler de sa soirée au vieux. Il prit le bus, puis se dirigea
vers un grand bâtiment. Des lunettes de soleil sur le nez, assis sur un banc, il fixa durant une heure la bâtisse. Une heure sans bouger d’un pouce. Puis un homme, habillé, d’un jean, d’une
chemise blanche et d’une veste de costume en sortit. A ce moment un sourire amusé se dessina sur les lèvres du jeune étudiant. L’homme se dirigea dans la grande avenu sous le regard prédateur de
Makkura. Ce dernier lâcha sa proie et regarda tout autour de lui. Un groupe de jeunes voyous bavardait. Il les fixa avec insistance, ce qui les fis réagir. Il se leva et se lécha les lèvres de
façon provocante. L’un des jeunes fit une grimasse en fronçant des sourcils. Makkura se mit à rire et les autres garçons se retournèrent en serrant leurs poings.
_ Quoi ! Tu as un problème !
Makkura continua à rire, puis fit un doigt d’honneur. Enervés les trois garçons, s’approchèrent de lui avec rage. Makkura leur fit une
petite bise et partit en courant. Bien entendu comme il avait prévu ces jeunes voyous le poursuivaient, lançant à tout vas des injures. Makkura traversa la rue, arrêtant des voitures au passage,
puis la longea prenant aisément de l’avance. Il bouscula ensuite, l’homme à la chemise blanche et s’excusa d’un ton timide.
_ Désoler ! Dit-il d’une voix apeurée.
L’homme resta sans réaction. Mais à nouveau les voix des jeunes voyous retentirent. Makkura leva les yeux vers eux.
_ Je dois y aller.
Il se remit à courir et laissa l’homme en plan. Ce dernier le fixa, puis d’une geste brusque fouilla dans sa poche intérieure. Ses
yeux devinrent colérique.
_ Sale petit bâtard de voyou. Ce gamin m’a prit mon portefeuille !
Il insultât Makkura de tous les noms, tout en trépignant sur place, quand ses yeux se posèrent sur un objet à terre. L’homme le
ramassa et le regarda. Un sourire s’afficha sur ses lèvres. Il tenait entre ses mains la carte d’étudiant de Makkura. Il leva les yeux au loin et fourra cette carte dans sa poche.
De son côté le jeune homme avait réussit à fuir les trois voyous. Il s’adossa à un mur et ouvrit le portefeuille, regardant un part un
tous les papiers. Bien entendu l’argent se retrouva dans son propre portefeuille. Un sourire victorieux s’afficha sur son visage. Il fixa ensuite dans son portefeuille l’endroit où devait se
trouver sa carte d’étudiant. Makkura laissa échapper un petit son de satisfaction et rangea le tout dans son sac.
* et bien Takeshi… Je sens qu’on va bientôt se recroiser. *
Il monta dans le premier bus et retourna à la boutique pour aider Uryu. Il balança sa
veste sur une chaise et alla ranger sur certains étalage de nouveaux articles tout droit venus d’une brocante. Enfin, ne nous étalons pas trop sur cette journée peu passionnante. Le soir venu,
Makkura mangea avec Uryu dans le silence complet, seul les informations à la télé retentissait dans la cuisine. Toujours le même genre de nouvelles se disait Makkura. Il se leva, nettoya ses
couverts puis enfila sa veste.
_ Où tu vas ?
_ Rendre une petite visite.
_ Visite ?
_ Tu as bien compris.
Makkura claqua la porte derrière lui pour montrer à Uryu qu’il était bien trop curieux. Après une bonne demi-heure de transport,
Makkura descendit au beau milieu d’un quartier riche. De grandes maisons s’offraient à lui. Un quartier bien calme et cossu. Il longea les grandes rues qui le composait et s’arrêta enfin devant
une maison. Il fouilla dans sa poche et en sortit un petit morceau de papier qu’il regarda. Le vent se mit d’un seul coup à souffler et emporta avec lui le papier. Le jeune homme resta planter
devant cet immense portail noir, fixant tout d’abord la caméra à l’entré puis une fenêtre éclairée de la demeure. Le tonnerre au loin se mit à gronder, puis la pluie s’abattit sur la ville. Mais
Makkura ne bougea pas, laissant ce doux liquide le tremper jusqu’aux os. Ses yeux noirs fixaient toujours cette fenêtre ou ce dessinait maintenant l’ombre d’une personne.
* Je sais que t’es là. *
De l’autre côté de la fenêtre une cigarette à la main Yuki observait le brun sous la pluie. Sa main droite allait et venait lentement
à sa bouche. Ses yeux étaient rieurs et un petit sourire se dessina à la commissure de sa bouche.
_ Monsieur. Dit un homme habiller tout en noir.
_ …
_ Un individu étrange est devant et ne semble pas vouloir bouger. Doit-on intervenir ?
Yuki tira sur sa cigarette et recracha lentement une fine fumée blanche.
_ Non, laisser-le. Dit en riant Yuki.
_ Très bien.
Yuki se tourna à nouveau vers la fenêtre humide mais Makkura avait disparu tel un voleur. Ce garçon était vraiment amusant se disait
Yuki tout en écrasant sa cigarette. Même plus que ça, s’était un être intriguant et à la fois énervant.
_
Ahhh… Makkura Makkura… Dit-il en marmonnant. Tu ne cesseras de me surprendre.