Makkura se remit à courir et retrouva enfin son chemin. Il rentra dans la boutique referma la porte derrière lui et se plaqua contre cette même porte. Il déglutit avec difficulté, puis respira un grand bol d’air. Il ferma un instant les yeux pour faire le vide dans sa tête.
_ Makkura…
Ses yeux noirs s’ouvrire lentement.
_ Makkura nous avons de la visite. Dit Uryu.
Makkura regarda autour de lui et vit encore ses yakusa. Cet homme qui l’avait frappé, son acolyte et un jeune homme, sûrement une nouvelle recrue. Makkura s’avança vers Uryu et passa à côté du jeune homme. Il le regarda un instant de haut tout en le frôlant.
_ Tu as l’air d’aller mieux Makkura.
Makkura sera ses points en entendant la voix grave du meneur. Uryu posa une main sur l’épaule du jeune homme et émit une légère pression. Le vieil homme alla vers la porte, et baissa les tores.
_ T’es-tu enfin décidé à payer Uryu ?
_ Toujours pas. Désolé messieurs mais la boutique ferme plutôt aujourd’hui. Repasser un autre jour.
_ Te fou pas de ma gueule le vieux !
_ On ne m’appelle pas le vieux ! C’est Uryu !!!
Les yakusa se mirent à rire en voyant le vieil homme s’emporter ainsi. Uryu reprit son calme et d’une voix douce rajouta.
_ Puisque vous ne voulez pas débarrasser le planché, vous ne me laissez pas d’autres choix.
_ Est ce une menace ?
_ Pas du tout. Vous n’avez pas l’air de comprendre que je n’ai pas besoin de vous. Alors je vais vous démontrer le contraire.
_ …
_ Makkura occupe toi de rattraper les dégâts.
Le jeune homme hocha la tête. Uryu s’avança lentement et empoigna d’un seul coup le meneur. Ce dernier se retrouva aussi tôt à terre. Son acolyte se précipita sur Uryu qui l’évita mais fit tomber un vase que Makkura le rattrapa de justesse. L’homme voulu donner un coup de poing à Uryu qui l’esquiva en mettant de justesse devant lui une sorte de bouclier. Le yakusa secoua sa main rouge en hurlant.
_ C’est du solide. Un bouclier qui vient d’occident, ça date du moyen âge mon gars.
Uryu posa soigneusement le bouclier mais le meneur qui venait de se relever l’attrapa par derrière. Uryu se mit à tourner sur lui-même, plaqua l’homme contre une armoire et lui donna deux trois coups bien placés. L’homme le lâcha enfin. Uryu se retourna et lui sourit.
_ Fait un gros dodo maintenant.
En deux poings de pression Uryu endormit l’homme qui s’écroula à terre. L’acolyte resta un moment immobile, mais prit son courage à deux main et se rua une nouvelle fois sur Uryu. En un geste le vieil homme le souleva et le projeta au sol. Sur le coup l’homme fut assommé. La nouvelle recru qui ne devait avoir pas plus de dix sept ans resta pétrifié par la force du vieil homme.
_ Alors bonhomme qu’est ce que tu attends ?
Mais le jeune garçon ne dit rien et se mit légèrement à trembler. Uryu se mit à rire et chopa sur son épaule. Le gamin qui se mit à hurler. Uryu s’assit sur une chaise et posa la recru sur ses genoux et lui mit des fessés.
_ Ca c’est pour les vilains garçons qui traînent avec les yakusa.
Uryu lâcha enfin le garçon qui pleurait. Le vieil homme leva les yeux au ciel complètement exaspéré/
_ Maintenant retourne chez ta mère.
Le gamin prit ses jambes au cou et sortit à toute vitesse de la boutique. Uryu se leva et regarda Makkura les bras chargés d’antiquité.
_ C’est bien tu as rattrapé les dégâts.
Makkura remit tout en place, Uryu quant à lui s’était occupé de mettre les deux Yakusa là où ils devaient être, c’est à dire à côté des gros vides ordures. En revenant à la boutique Uryu se frotta les mains.
_ Ca fait du bien un peu de sport. Makkura j’espère que tu as bien observé. Utilise ce qui t’entoure pour te battre.
_ …
_ Bon t’as pas une petite soif ? Demanda le vieil homme en s’éloignant vers la cuisine. Ca mérite bien un petit verre de saké.
Makkura resta sur place à regarder Uryu se servir son petit verre.
*Le vieux est un bon négociateur, il a toujours sut gérer les choses. Ce n’est pas pour rien qu’il est mon maître, il est le seul à pouvoir me tenir tête. Je me souviens encore de mes entraînements, de mes bleus, des bandages, des compresses. Son élève doit savoir tout supporter, aussi bien la souffrance physique que psychologique. Dans ce milieu qu’est le crime, il faut savoir être mazo. Dure à comprendre pour les autres mais tellement logique pour nous. Je ne perdrais plus les pédales comme hier soir devant les débris de maison de mes défunts parents. C’est et se sera la dernière fois que je montrais une once de faiblesse.*
Les heures passèrent, Uryu s’était à nouveau assoupit sur la photo de son fils. Seul le tic tac de l’horloge résonnait, et le flop des gouttes d’eau d’un robinet mal fermé. Le vieil homme était seul, même Makkura avait déserté les lieux. L’horloge indiquait minuit, mais toujours pas de trace du jeune homme dans la maison.
Dans un autre quartier, Deishi et Botan les deux Yakusa qui s’étaient fait botter le derrière, venaient de sortir d’une grande demeure. L’un sortit une petite bouteille d’alcool et bu quelques gorgée et l’autre mâchouillait un cure dent.
_ On a intérêt à arranger les choses. Le patron a été clair, c’est notre dernière chance.
_ On va lui faire la peau à ce vieux.
_ Bon, pour le moment si on allait casser la croûte.
_ Bonne idée.
Les deux hommes se dirigèrent vers un restaurant et commandèrent deux ramens. Il mangèrent goulûment, burent plusieurs bouteilles et sortir de bonne humeur. Ils se mirent à chanter, à rire de tout et de rien sous l’effet de l’alcool. Un clochard ou un mendiant emmitouflé dans une grande couverture noir et portant un gros bonnet noir les stoppas.
_ Quoi ! Qu’est ce que tu veux le clodo !
_ Excusez-moi. Auriez-vous une petite pièce pour un pauvre garçon.
_ Non ! Casse-toi !
_ Juste une petite pièce. insista t-il.
_ Mon pote t’a dit non !
Les deux yakusa le poussèrent et ce dernier se retrouva à terre. Les deux hommes se mirent à rire, puis s’amusèrent à donner deux ou trois coups au jeune clochard qui était à terre. Ne bougeant plus, les yakusa reprirent leur route. Mais une voix retentit.
_ Désoler de vous déranger encore une fois, mais j’ai vraiment faim.
Le clochard était à nouveau debout emmitouflé dans sa couverture. Dotan s’approcha tout en serrant son poing, il voulut donner un coup au clochard, mais ce dernier l’attrapa lui mit un sabre sous la gorge.
_ Putain t’es qui ?! Dit tout paniqué Dotan.
_ Aucune importance. Dis-toi que je suis la mort.
Le clochard retira son sabre et poussa violemment le yakusa. Le mendiant tourna sur lui-même en brandissant son sabre qui alla couper la tête de Dotan. La tête roula jusqu’au pied de Deishi.
_ Putain ! T’es qui ! T’es un malade !
Le mendiant s’accroupit et fit les poches de Dotan. Deishi sortit un canif et se mit à courir vers l’inconnu.
_ Va crever !
Sa course fut stopper assez vite. Le clochard récupéra le revolver qui était à la ceinture de Dotan et le pointa contre le front de Deishi. Une goutte de sueur glissa entre les deux yeux du yakuza.
_ A ton avis. Dit le mendiant. Qui va le plus vite, la balle ou la lame d’un canif ?
Le clochard retira son bonnet qui cachait à moitié son visage. L’homme fit des grands yeux.
_ Tu es…
Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que la lame luisante d’un sabre alla le transpercer laissant du sang gicler de partout. L’homme s’écroula lentement à terre en tenant entre ses doigts la lame. Le clochard dira sur son sabre, nettoya avec sa couverture le sang qui était dessus. Il se pencha vers le dernier corps et referma les paupières de Deishi.
Le mendiant, se retourna et disparu dans la nuit alors que le crie de frayeur d’une femme retendit dans la noirceur des rues.
A la boutique, Uryu se réveille avec un mal de crâne. Il se leva pour éteindre la lampe qui était resté allumé dans la boutique. Ses yeux se posèrent sur un socle vide. Plus de sabre, plus de Makkura… Le vieux secoua la tête tout en soupirant d’exaspération. Il appuya sur l’interrupteur et alla se coucher.
* A cause du destin, je vie dans la souffrance, cependant le vent continuera à soufflet dans les cerisiers en fleur. Faite attention, les rues de Tokyo ne sont pas sûr en ce moment. *
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