Sexe et
existence.
La lune montrait maintenant son plus bel éclat. Makkura posa le sabre sur son socle, se rendit dans la cuisine où le vieil homme était
toujours affalé sur la table. Il s’arrêta un instant et regarda cette photo qui ne quittait jamais Uryu. Le jeune homme serra ses poings et avança à grand pas vers son sac de cours qu’il prit et
balança sur son épaule. Il sortit en faisant le moins de bruit possible et marcha lentement pour finir par s’arrêter devant une boutique de disques. Il appuya sur la sonnette et attendit. Une
petite lumière s’alluma au font de la boutique, puis un homme environs la vingtaine ouvrit la porte. L’homme portait un baguy et un large t-shirt. Ses cheveux mi-longs étaient rassemblés en
arrière par un bandeau. Il regarda de la tête au pied Makkura, puis lui sourit.
_ Entre.
Makkura s’exécuta et suivit l’homme jusqu’à une petite pièce qui servait de cuisine. Il s’assit sur une chaise et resta muet.
_ Que viens-tu donc faire ici aussi tard?
_ …
_ Ca faisait longtemps…
_ Gin…
Seuls ses mots sortirent de la bouche de Makkura. Gin se frotta la tête et mit de l’eau à bouillir. Il sortit deux tasses et parla en
même temps.
_ Je les aient vus sortir de la boutique. S’est vraiment une bande d’enfoirée.
Il mit de l’eau dans les tasses et en posa une devant Makkura.
_ J’espère que tout va bien chez vous malgré ça.
Makkura bu une gorgée et trouvant l’eau trop chaude souffla dans sa tasse. Gin resta debout à boire son thé.
_ Je vois que tu ne changes pas. Ca fait quoi, 1 mois que nous ne sommes pas vu ?
_ …
_ Pourquoi es-tu venu ?
Gin posa sa tasse sur la table et fixa Makkura. Ce dernier fixait sa tasse pleine. Il se leva et prit son sac.
_ Tu crois que je suis en train de vouloir te faire partir ?
Makkura laissa tomber son sac à terre et se jeta dans les bras de Gin. Il l’attrapa par le t-shirt et l’embrassa fougueusement. Il
s’arrêta et admira les yeux verts de Gin.
_ Pour quelqu’un qui parle peu, tu es direct.
Makkura se mordit la lèvre inférieure et embrassa de façon plus violente Gin, qui posa ses mains sur les fesses du jeune homme. Les
mains de Makkura s’amusaient à décoiffer Gin, qui le poussa contre la table. Sous le choque les tasses tombèrent sur le carrelage laissant un fin liquide ruisseler. Leur souffle était si fort et
enrager que ‘on se demandait si cette scène était plus une bataille ou un baiser. Makkura poussa à son tour Gin contre un meuble qui vibra à son tour. Sans s’en rendre compte, le coude de Gin se
cogna contre la chaîne hi-fi et un son rock en sortit et vibra dans la pièce. Mais rien ne pouvait les gêner, tous les deux étaient dans leur trip. Gin déboutonna la chemise de Makkura et fit
glisser ses mains sur le torse du jeune homme. L’homme lécha les lèvres du plus jeune pour ensuite poser ses mains sur les fines hanches de Makkura. Ce dernier se laissa porter et passa ses
jambes autour des hanches de Gin. L’aîné le porta et le plaqua contre le mur pour l’embrasser plus sauvagement, comme aimait tant Makkura. Mais dans la précipitation Gin se mit à bouger et tous
deux se retrouvèrent dans la salle de bain. Gin posa Makkura sur le rebord du lavabo et baissa la chemise du plus jeune. Il s’amusa à mordiller le lobe de Makura pour ensuite faire glisser sa
langue au creux du cou. Makkura laissa sa tête basculer en arrière et soupirer de plaisir. La langue de Gin s’attarda à titiller les tétons du plus jeune puis sa main déboutonna le pantalon de
Makkura pour finir par se glisser sous la boxer et faire frissonner le jeune asiatique. La tête de Makkura se releva brusquement et ses mains se posèrent sur les épaules de gin et le poussèrent
contre la porte de la douche. Il descendit sensuellement du lavabo et retira le t-shirt de Gin pour finir par à nouveau s’embrasser fougueusement tel deux amant qui n’avaient pas fait l’amour
depuis des années. Il voulu à son tour poser ses mains sur le torse de Gin mais ce dernier les attrapa et fit un sourire à Makkura qui resta de
marbre.
_ Laisse moi faire.
Il lâcha les mains de Makkura et fit glisser ses mains sous le boxer pour caresser les fesses fermes du plus jeune. Il
fit un pas et Makkura suivit le rythme que lui donnait Gin. Tout en s’embrassant ils sortirent de la salle de bain pour finir dans la chambre. Gin poussa Makkura sur le lit et tira d’un coup sec
sur le pantalon de ce dernier. Il se pencha vers Makkura et frôla ses lèvres, juste frôlé… Il caressa le visage, puis prit les mains du lycéen et les plaquas contre le matelas. Il se mit à
califourchon et lui fit un suçon dans le cou. Makkura se mordit la lèvre inférieure tout en fermant les yeux. Il eut un petit sursaut puis retourna violemment Gin. Tous deux tombèrent à terre
dans un bruit sourd, mais la musique rock surpassait le bruit de cette chute. Gin grimaça non pas à cause de cette chute, mais de cette manie qu’à Makkura de vouloir s’amuser. Désormais, Makkura
était à califourchon sur Gin et déboutonnait lentement le baguy. Il se recula un peu et lécha à travers le tissu la verge de Gin qui avait légèrement
gonflé. Gin posa ses mains sur la tête de Makkura et laissa ce dernier s’amuser. Il ferma à son tour ses yeux verts et eut envie de gémir de plaisir. Une douce chaleur s’emparait de lui. Il leva
la tête de Makkura pour le faire arrêter et le fixa de ses yeux de vipère. Il se redressa et embrassa le front du plus jeune qui restait toujours de marbre quoi qu’il face. Il l’enlaça et le
plaqua ensuite contre le lit en faisant tomber sa lampe de chevet au passage. Il retira les derniers vêtements que portait Makkura puis les siens. Il fit allonger le plus jeune et le prit d’un
seul coup. Tout se passa vite, mais on sentait par moment de la douceur dans cette violence. C’est certes étrange mais très existant vu la vigueur avec laquelle ils font l’amour ou la baise tout
dépend des avis. Makkura voulu s’accrocher à quelque chose pour limiter les secousses, mais seul les draps du lit tombèrent. Il s’accrocha à ces seuls choses qu’il trouva sous la main et pour la
première fois on pouvait l’entendre gémir. S’était sûrement le seul moment où on ressentait cette petite chose fragile qui était resté en lui. Dés que Makkura se faisait prendre, on avait
l’impression de voir un petit être inoffensif et perdu au milieu de ce tumulte chaud. Gin donnaient des coups de reins fougueux et chacun se complaisaient dans leur plaisir. Makkura s’agrippa
enfin à Gin et recouvrit les épaules du plus vieux de baiser. Pendant un instant ses mains se crispèrent et un râle de plaisir sortit de sa bouche. Ses yeux redevinrent noirs tel un démon et son
cœur reprit un rythme normal. Gin se leva et s’écroula sur son lit rigolant de ce qui vennaitt de se passer. Il se pencha vers sa table de nuit, prit une cigarette et l’alluma. Makkura se leva et
fit de même.
_ Tu es toujours aussi fougueux Makkura. Mais il y a toujours de la casse avec toi.
Makkura enfila son boxer puis s’approcha de la fenêtre et recracha lentement une fine fumé.
_ Pourquoi es-tu venu ?
_ …
_ Tu ne viens jamais sans raison Makkura. Il s’est passé quelque chose récemment ?
Makkura se retourna et s’assit le long du mur.
_ Tu es le seul à m’accepter comme je suis. Je…
Puis il s’arrêta et alla s’allonger au prêt de Gin. Il se blottit au creux de ses bras et tous deux s’endormirent doucement.
Une heure plu tard, Makkura se réveilla en sueur. Il venait de faire encore un de ses cauchemars. Il enfila son pantalon et resta à
observer Gin.
*Je me souviens quand j’avais onze ans, le vieux m’avait emmené voir un de ses
amis. Cet homme tenait une boutique de musique et vivait avec son neveu. Durant cet après-midi, je suis resté assis à lire, et ce garçon assis un peu plus loin n’a pas arrêté de me fixer tout en
écoutant de la musique. Ca me rendait légèrement nerveux de sentir ces yeux verts sur moi et au bout d’un moment je n’ai pu m’empêcher de fermer violement mon livre et de le regarder droit dans
les yeux. Et il m’a sourit… Comme à mes habitudes je n’ai rien répondu. Gin n’avait que 15 ans à cette époque mais il était déjà un beau garçon, plein de vie. Il se leva, mit ses écouteurs sur
mes oreilles et me laissa écouter cette délicieuse musique. Je me suis laisser emporté par cette musique et par surprise Gin m’embrassa. Il retira les écouteurs et me demanda si ça m’a plus. Mais
comme toujours aucun son ne sortit de ma bouche. Il s’est mis à rire et m’a fait un clin d’œil en me disant que je pouvais revenir tant de fois que je voulais, pour écouter de la musique. Au
début je ne voulais plus mettre les pieds là-bas, mais je savais qu’un jour ou l’autre j’y serais obligé. J’y suis retourné quand j’ai eu 13 ans et Gin était là avec ses magnifiques yeux. Il
avait désormais 17 ans et toujours ce sourire chaleureux. Ce garçon m’a accueillit sans me poser de questions, il n’a jamais essayé de me faire parler. Il ne m’a jamais jugé. A force on se voyait
régulièrement. Quand je pleurais il était là et me tendait une épaule sur laquelle je pouvais me poser, sans rien demander d’autre. Juste être là et
me consoler.
J’ai fait ma première soirée avec lui, ma première gueule de bois avec lui, ma
première bagarre, ma première clope aussi, mais j’ai surtout couché pour la première fois avec lui… à 14 ans j’ai vécu la plus merveilleuse chose avec lui. Un plaisir qui surpasse tous mes autres
plaisirs. Pourtant depuis tous ce temps ce plaisir avec lui reste intacte, juste du sexe et rien d’autre. Je vais le voir quand tout va mal et je vais le consoler quand je sens qu’il est triste.
Nous noyons nos pensés noirs dans le sexe et oublions tous le reste.
Gin n’est ni un amant, ni un amis juste une personne dans ma vie. Je n’ai
jamais cherché à m’attaché à qui que se soit. D’un autre côté Gin vie sa vie et semble heureux comme il est. Il garde au font de lui ses yeux d’enfant qui le font temps rayonner c’est une des
seules choses que je lui envie.*
Makkura, enfila sa chemise et prit son sac pour s’installer sur la table de la cuisine et faire ses devoirs. Une heure passa quand Gin
entra dans la pièce. Habillé d’un simple baguy, il ouvrit le frigo et prit une bouteille de jus et bu à même le goulot. Il referma le frigo et s’approcha de Makkura qui était en pleine réflexion.
Il se pencha et voulu embrasser le cou de Makkura mais ce dernier plaqua sa main sur le visage de Gin pour le stopper.
_ Ok, j’ai compris tu es en train de bosser faut pas te déranger.
_ …
_ N’empêche, je ne sais pas comment tu fais pour travailler à une heure pareil. Dés que tu auras fini va me rejoindre.
Gin alla se recoucher et Makkura resta encore une bonne heure. Une fois tout terminé, il alla se coucher au prêt de Gin
tout en prenant soin de mettre sur son portable le réveil.
Six heures venait de sonner. Makkura se réveilla en vitesse et enfila ses derniers habits. Malgré tout le broua qu’il venait de faire
Gin dormait encore à point fermé. Le jeune homme ne laissa aucun mot et partit comme à chacune de ses visites comme un voleur. Il rentra chez lui, prit une douche, s’habilla, mit un pansement sur
son suçon et alla dans la cuisine. Le vieux était assis une serviette sur la tête et une tasse de thé posé sur la table. Makkura se servit un thé et
s’assit juste en face d’Uryu.
_ Tu n’as pas dormi à la maison hier soir.
_ …
_ Je suppose que ça ne sert à rien que je te demande où tu étais ?
Makkura bue une grosse gorgé, puis laissa le reste de thé. Il prit son sac et parti en cours.
Aujourd’hui était un jour très apprécier des élèves. C’est le premier jour du printemps, ce qui signifie aussi des amours. Assis sur
le rebord de la fenêtre de sa classe Makkura observait tous ses camarades s’animer. Certaines filles charmaient leurs futurs copains ou vis versa. Des cadeaux étaient échangés, des sourires et la
drague était à bloc.
*Vraiment minable*
Des couples déjà formés s’embrassaient à pleine bouche de manière très obscène. Les mains se trimbalaient, des petits soupires d’envi
et de frustrations sortaient.
*Pathétique*
Et d’autres restaient seul assis sur le rebord de la fenêtre à mâchouiller leur crayon, tel Makkura. Ce n’est pas qu’il n’a pas de
succès au prêt de la gente féminine ou masculine, mais Makkura senpei comme le disait souvent les élève était un garçon bien trop impressionnant et effrayant par moment. Mais le fait d’être seul
ne l’embêtait en rien, au contraire.
Agacé de voir toute ces petites romances, Makkura tourna la tête et regarda se qui pouvait bien se passer dehors. Et c’est là que l’on constate que chaque individu trouve ses propres plaisir au moment du printemps. Certains adoraient cette période et martyrisait les pauvres
lycéens notamment Yuki. Ce dernier raquetait gentiment et sans effort un espère de boutonneux sans couille.
*Vraiment pathétique*
Makkura continuait de mâchouiller son crayon et observait attentivement la scène. Le jeune lycéen partit en courant et trébucha même à
un moment pour finir la tête dans une flaque. Il se releva aussi tôt et partit loin de ce voyou. Yuki se mit à rire en comptant les billets puis les mit dans sa poche. Il leva la tête et regarda
longuement Makkura qui continuait de mâchouiller son crayon complètement indifférent de ce qu’il vennait de voir. Yuki lui fit un clin d’œil et partit les mains dans les poches.
Dix huit heures, les cours sont finis. Makkura prit le même chemin qu’il avait l’habitude de prendre. Ses pas lents parcourraient
l’immense trottoir à un rythme régulier. Il s’arrêta un moment se retourna et regarda autour de lui. Il mit ensuite ses mains dans les poches et continua sa route toujours avec cette attitude
sereine. Il passa la porte d’un parc cet s’arrêta devant un immense arbre. Il sortit un livre de son sac et s’adossa à l’arbre. Ses yeux parcouraient la multitude de lignes qui remplissaient les
pages. A cette heure les gens ne se promenaient plus vraiment dans le parc, seuls les oiseaux cachés dans les feuillages et deux où trois écureuils
se chamaillaient. Les pupilles de Makkura se rétrécirent d’un seul coup sur la page et sa jambe se leva violement comme pour donner un coup de pied. Un nuage de poussière se rependit dans les
airs. Son pied s’arrêta à quelques centimètres du visage de Yuki. Ce dernier resta immobile et afficha un grand sourire. Makkura baissa son pied et referma son livre qu’il rangea
immédiatement.
_ Tu m’avais grillé depuis longtemps.
_ ...
_ Depuis quand ?
Makkura mit son sac sur l’épaule et voulu partir mais Yuki essaya de lui donné un coup qu’il esquiva. Yuki se mit à rire et continua à
essayer de le frapper. Une sorte de combat se forma entre les deux jeunes hommes. Yuki frappait et Makkura ne faisait qu’éviter. Irrité Makkura
attrapa le pied de Yuki et le mit à terre en un simple geste. Le brun ramassa son sac et le dépoussiéra.
_ C’est bien ce que je pensais. Tu as de bons réflexes pour un garçon studieux et élite de notre école. Je l’ai remarqué dés que tu es
descendu de cet arbre.
_ …
Yuki se releva et se mit à rire.
_ Tu as de la chance j’y ai été doucement. Je n’avais aucune attention de te blesser de toute façon.
Il s’approcha de Makurra et croisa ses bras. Face à face, les yeux noirs de Makkura transpercèrent le corps de Yuki.
_ C’est vrai que tu es flippant comme gars.
_ …
_ Où as-tu apprit à te battre comme ça ?
Makkura se retourna et s’engagea dans l’allée. Cependant Yuki le rattrapa et l’arrêta.
_ Tu pourrais venir avec moi. Bosser pour moi quoi.
Makkura le démantela de son pire regard et lui fit un doigt d’honneur. Yuki se frotta la nuque en affichant un petit sourire.
_ Ok, c’est vrai que je le mérite celui-là. Ca veut dire non alors.
Makkura arqua un de ses sourcils.
_ Je ne suis pas intéressé de trainer avec un voyou dans ton genre.
_ Hum… ok… qu’est ce que je pourrais faire pour te convaincre...
_ Rien du tout. Je ne reviens jamais sur une de mes décisions. Rien que le fait de te voir prendre plaisir à faire du mal à de pauvres
types ingénus ça me donne envie de gerber.
_ Dit donc quand tu te mets à causer ça y va.
_ …
Yuki s’approcha dangereusement de Makkura et respira une grosse bouffé d’air.
_ C’est le printemps Makkura. Certains aiment se tourner autour, moi j’aime me défouler chacun ses goûts.
_ …
_ Et d’autre comme toi aime profiter de certains plaisirs.
Yuki se remit à respirer une grosse bouffé d’air. Ses yeux rieurs se posèrent perversement sur Makkura qui resta de marbre.
_ Tu as beau avoir prit une douche tu pue encore le sexe mon pauvre gars.
_ …
_ Tu as passé une bonne nuit ?
D’un geste vif, Yuki arracha le pansement du cou de Makkura. Ce dernier surprit mit une main sur son suçon. Yuki se lécha les lèvres
un petit sourire s’afficha ensuite sur son visage.
_ J’aime beaucoup la façon dont tes sentiments se traduisent sur ton visage Makkura.
Yuki s’approcha de l’oreille de Makkura et lui susurra.
_ Je me demande comment cette personne à pu te mettre dans son pieux.
_ …
_ Tu dois te dire que je raconte des trucs bizarres. Mais j’aime ça comme un tas d’autres choses d’ailleurs. N’oublie pas ma
proposition, elle tient toujours Makkura.
Yuki s’écarta et passa une main dans ses cheveux blond platine.
_ J’adore le printemps ! Pas toi ?
_...
_ Bon, je vois que je te gêne. A une prochaine.
_ …
_ Ne fait pas cette tête Makkura.
Yuki partit en ricanant. Makkura réussit à garder son sang froid mais soupira quand même. Il marcha jusqu’à la boutique d’Uryu,
balança son sac et s’écroula sur une chaise.
_ Tient tient, te voilà toi.
_ …
_ Tu ne dois pas aller travailler dans ce salon de thé.
_ Plus besoin…
Uruy fit un petit bruit de dédain et avala une gorgée de saké. Il s’assit en face de Makkura et fit glisser le journal.
_ Lit ça.
Makkura prit le journal et se mit à lire la première page. Il fit ensuite glisser à son tour le journal jusqu’au vieux et mit sa tête
dans ses bras. Le vieux posa sa bouteille sur la table et rota un coup.
_ J’en étais sûr ! J’avais raison, j’ai toujours raison !
_ Ta gueule le vieux.
Enervé par cette réflexion Uryu prit le journal et tapa violement sur la tête de Makkura. Le jeune homme grimaça et se frotta la
tête.
_ Petit inconscient ! Merdeux et en plus têtu !!! Qu’est ce que je vais faire de toi !
_ …
_ Ne me prend pas pour un idiot je sais que c’est toi qui a tué cette femme ! Quand j’ai vu ça à la une, j’ai fouillé dans tes
tiroirs et j’ai trouvé cette liste de noms !
_ …
_ Je t’ai dit que ce n’était pas encore le moment ! Quand vas-tu m’écouter !
Makkura haussa ses épaule et remis sa tête dans ses bras.
_ Je sais que tu t’es entrainé durement. Je sais que je n’ai plus rien à t’apprendre, ton niveau dépasse largement le mien, mais es-tu
vraiment conscient de ce que tu es en train de faire ?
_ …
_ Tu te lance dans une lutte mortelle Makkura.
Toujours la tête dans ses bras Makkura prit la parole.
_ Je le sais. Depuis des années je m’y prépare, j’ai donc eut le temps d’y réfléchir
_ Je ne t’ai jamais encouragé dans une autre voix c’est vrai et j’ai peut être eu tord… Peut être qu’il faudrait mieux laisser la
police s’occuper de leur cas.
_ Je ne pense pas que la police fait de Tokyo un lieu plus saint.
_ En tout cas ils ont lancé une campagne anti crime, surtout contre…
_ Les yakusa ?.. Leurs code et la moralité de la police de Tokyo laisse à désiré. Tout ça n’est qu’une
blague.
Makkura prit la liste et la montra à Uryu.
_ regarde ces noms, se sont les gens liés au meurtre de mes parents, en tout cas une partie. Juste eux et j’arrêterai.
_ Je le sais, mais il ya de grand nom de la…
_ Je m’en contre fiche !!! Rien ne me fera changer d’avis et tu le sais.
Makkura se leva sous le regard du vieil ivrogne. Se dernier bu et se mit à rire.
_ Tu es bien une tête brulé, tout comme moi à une époque.
_...
_ Ok, si tu l’as décidé, je te suis. Comme toi j’ai certains comptes à régler. Je vais t’aider Makkura comme promis.
Le vieux se leva à son tour et tendit sa main. Le jeune homme la regarda puis serra la main d’Uryu.
_ Tu ne te rends pas comptes dans quoi nous nous lançon morveux.
Makkura fit un
petit sourire et monta les marches. Il était rare que le jeune homme sourie, mais à ce moment ce sourire aurait effrayé n’importe quel individu. Sauf Uryu qui bien entendu connaissait mieux que
quiconque Makkura. Ce sourire plein de noirceur montrait à quel point l’existence de Makkura était triste.