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"Avril"

Jeudi 18 juin 2009

Une bombe à retardement qui débarque dans une salle d’arcade. Je n’ai jamais eut autant la haine de toute ma vie. 4h de colle… Je ne risque pas de les oublier, j’aurais dû plus ouvrit ma grande gueule ! J’aurais dû ! Quoi que… J’en aurais encore prit pour mon grade.

Crève ! Crève ! CREVE ! Non je ne suis pas un psychopathe. Juste un mec qui a tellement les nerfs, qu’il se défoule sur un jeu vidéo de combat. Je martyrise cette pauvre machine la secouant comme un bourrin mais vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me fait du bien.

ARF !!! Putin de jeu de merde ! J’vais tous buter! Je vais imaginer la sale face de ce Thomas à défaut d’autre chose.

 

-          FLASH BACK   -

 

Je viens de débarquer en salle de colle. Vous savez la porte devant laquelle tous les élèves accélèrent le pas évitant même d’y jeter un petit coup d’œil. Je n’ai jamais compris ce genre de réaction. Moi je l’ai visité à plusieurs reprise, j’ai même testé les 13 sièges et prit un pass VIP… Franchement le directeur devrait y ajouter du rembourrage car après deux heures on a un de ces mal de cul. J’vous promets après ça on a le cul plat et ces pas toujours très agréables.

J’suis dans cette salle, je m’assois à une table mais il y a personne pas même un surveillant. Je sifflote m’étalant de tout mon long puis la porte claque et me fait sursauter. Tient teint voilà mon bien faiseur, le roi du ticket. Il s’avance vers ma table et me pose deux feuilles dessus.

 

- Je vais rester gentil avec toi.

 

Bin voyons, ça se voit comme un nez au milieu du visage. Tu te fou de ma gueule ou quoi !

 

- Tu me fais ces deux sujets de philo et quand tu auras fini, je te laisserai partir. Même si les 4heures ne sont pas passés.

 

Je choppe les feuille avec rage et regarde les sujets.

 

«  Vaut-il mieux choisir la vérité ou le mensonge ? »

«  Qu’est ce que l’audace ? »

 

- Et vous dite que si je les termine avant les 4h je peux partir ?

- C’est exact.

 

Thomas va s’assoire derrière son bureau et ouvre un livre. Si ça ce n’est pas faire chier, je ne sais pas quel nom donné à ça. Bref comme un bon élève, chose très rare chez moi, je sors des copies doubles et me met à gratter. Je crois qu’après ça je vais détester la philo, déjà que j’aimais pas tellement cette matière. Me voilà à remplir les ligne sous un silence de plomb, seul le bruit des pages de son bouquin résonne. Vérité, vérité… J’lui en fauterai de la vérité. Y a pas plus gros menteur que ce mec, j’en suis persuader même si je ne fais pas mieux. Non mais regarder le derrière, son bureau à lire tranquillement dans son costume. Il va pas faire gober à quelqu’un qu’il est un bon surveillant sans reproche. Et le voilà à me regarder puis arquant un sourcil. Héhé… Pourquoi je deviens nerveux… Pas la peine de me lancer ce genre de regard, je le fais ton boulot monsieur ! Je me replonge dans mes copies et me voilà à avoir fini mon premier sujet. Putin, j’en ai ras le bol. Je ferais n’importe quoi pour sortir de cette pièce. Je le savais j’aurai jamais dû écouter ma sœur.

L’audace, l’audace… Hum… Héhé… Tu veux de l’audace en voilà du con. Je planche sur le sujet et voilà le travail. Tu es vraiment un géni mon petit Daly, vas-y lance-toi des fleurs. Je me lève, et donne mes copies.

 

- Voilà. Tchous j’y vais. Cet endroit me donne la gerbe. Bonne lecture.

 

Thomas ne dit rien et range les copie et sans un mot de plus je sors d’ici et cours pour sortir de l’enceinte du pire endroit que je connais. Je vais finir par faire une phobie scolaire.

Bref direction les arcades pour me défouler et battre certains records. Lors de ce bahut !!!Hiiiiiiiiiiiiiii…

 

-          FIN DU FASH BACK   -

 

 

Nia ! En y pensant en faite je n’ai peut être par eu une aussi bonne idée que ça. Je le sens venir à des kilomètres à la ronde un cri venant du bureau des surveillants. DALYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY !!! Aï aï… Moi et mes putains de réaction puérile, je suis trop impulsif on me l’a suffisamment rabâché mais c’est plus fort que moi. Je laisse tomber mon front sur le clavier du jeu tout en gueulant.

 

- Ahhhh !!! J’en ai ma claque ! Je suis maudit !!!

 

Je me doute bien qu’avec un tel cri tous les regards se sont tournés vers moi mais rien à battre. Ils n’ont jamais vu un mec faussement déprimé. Oui faussement car ça passe assez vite avec moi. C’est violant sur le coup mais après un gros smile s’affiche sur mon visage. Bref là laissé moi gueuler ma rancœur avant que je me transforme en shtromphe grognon ou encore pire en Caliméro. Et me voilà à taper la paume de ma main sur la machine et soupirant et faisant résonner un bruit de ferraille. J’ai une envie de lui en foutre une et de lui faire voir les étoile à ce mec.  ARF !

 

« GAME OVER »

 

Comment ça ! Non ! J’ai jamais perdu à ce jeu ! Je fixe l’écran, j’ai un score tout pourri…  Je choppe la machine entre mes mains et la secoue. Tu vas pas t’y mettre aussi ! Moi je t’aime ma petite machine… ALORS CRACHE CES POINTS !!!

Oups… Voilà que mes pieds décolles du sol et que mon col m’étrangle. HIIIIIIIIIIII ! Mat ! Et Paf qu’on me balance dans la rue comme une poupée chiffon. Je me redresse sur les coudes, on vient de m’exploser le cul et une immense grimace de douleur s’affiche sur mon visage. Je rêve ou Mat vient de me virer violemment de sa salle d’arcade.

 

- Mat…

- La ferme Daly. Ta mauvaise humeur tu la passes sur autre chose que mes machines. Me dit-il sur un ton froid.

- Mat tu…

 

BAM ! A ça j’avais oublié. Le voilà à me balancer en pleine face mon sac de cours. Et me voilà à me revotrer royalement parterre. Je viens de me bouffer une bonne dose dans la gueule. Et bon appétit bien sûr Daly. La vie est si injuste dé fois…  J’ai même plus envie de me relever de ce trottoir que les gens m’enjambent, j’en ai plus rien à faire. Laissez moi mourir comme un vulgaire clochard. Daly n’est plus de ce monde. Daly est un innocent jeune homme qui c’est fait embobiner par l’abomination de cette société capitaliste. Un marginal égoïste et lunatique… Je fais vraiment pitié là je crois…

Je retire mon sac qui à prit place sur ma face et lève les yeux vers un mec qui est accroupit contre une borne d’incendie, sa clope au bec. Un mec aux cheveux noirs et vêtement de même couleur. Il me fixe d’un regard peut expressif. Il me prend pour une animation ou quoi, met ton regard noir ailleurs du… Waaaa !

Je me relève dans un sursaut et me mets à genoux devant lui tout en fronçant les sourcils.

 

- Toi… Toi… Tu es le mec qui…

- On t’a jamais dit que montrer les gens du doigt était mal élevé. Dit-il en recrachant sa fumée.

 

Je fixe mon doigt tendu vers lui bêtement Ga… Puis secoue la tête.

 

- Hey ! T’es mal placé pour me faire la morale. Mon portefeuille ! Je le veux !

- Hum ?..

- Fait pas l’innocent je sais que tu l’as !

 

Il continue à fumer et ne dit rien. C’est moi où il est en train de se foutre de moi ?

 

- Hey ! J’te cause !

- Comment ne pas le remarquer. Baisse le volume tu me casses les oreilles.

- Hein…

 

Il se relève, m’attrape par ma veste pour me relever à mon tour et chope mon sac en me le tendant. Je fixe mon sac pendant un instant et l’arrache littéralement de ses mains dans un petit grognement.

 

- Ton portefeuille est dans ta boite aux lettres. Y a plus le fric dedans mais je t’ai laissé toutes tes cartes. Me dit-il d’un ton des plus naturel.

- Je veux aussi mon fric !

- Tu le veux ?

- Oui t’as bien entendu !

 

Il fouille dans sa poche sous mon regard noir et me tend deux papiers d’emballage.

 

- J’t’ai pas demandé ça mais mon fric !

- Et bin voilà s’qu’il en reste. J’ai juste eu de quoi m’acheter un sandwich et un croisant avec.

 

Il ce fou de ma gueule.

 

- Qui étaient d’ailleurs très bon.

 

Bon soit, il arrête sa comédie, soit je choppe ces deux papiers d’emballage et je les lui fais bouffer de différente manière tout ça assaisonné à la Daly.

 

- Tu te fou de ma gueule là ? !

 

Il jette son mégot parterre et l’écrase.

 

- J’en es l’air?

- Me répond pas par une question!

 

Je déteste ce genre d’attitude de j’évite les questions. Waaa !!! Faudrait que j’aille faire une thérapie pour contrôler mes tendances colériques. Reste zen Daly reste Zen. No, non… Pas le poing… Non… Je n’arrive plus à contrôler mon poing droit qui s’avance violemment vers le mec. Ce même mec qui me stoppe en serrant mon poignet. NIA ! Lâche-moi !

 

- Tu es idiot où tu le fais exprès ma parole ?

- Lâche-moi !

- Pas tant que tu ne te seras pas calmé. J’ai pas envie de me recevoir un poing dans la gueule.

- JHGUIJO…

- En plus ça ne te va pas ce genre de réaction.

- Quoi ?

 

Il affiche un sourire, c’est louche tout ça… Ce mec à l’air si froid, on a du mal à croire qu’il puisse sourire. J’ai plus l’impression qu’il se morfond dans sa cave à une heure du matin. Hein ! Il fou quoi ? Ma nuque se crispent mes yeux s’ouvrent en grand et le voilà à lever en l’air ma main qu’il a attrapée et embrasse ma joue…

 

- …

 

Je le pousse violemment. Qu’est ce qui lui prend à ce con ! On a pas gardé les cochons ensemble ! Il me sourit et reprend sa route.

 

- A une prochaine fois Daly.

- Hein ? Comment tu sais mon prénom ?

 

L’homme se retourne et me toise.

 

- Je te l’ai dis que tu étais idiot ?

- …

- Pas bien compliqué avec toutes tes cartes dans ton portefeuille et en plus je proprio de la salle d’arcade vient de gueuler ton nom.

 

Il fouille dans sa poche et en sort une clope puis se retourne pour prendre négligemment sa route. Vraiment bizarre cet homme… jamais rencontré un tel spécimen.

Il t’a traité d’idiot faut pas oublier. Je suis peut être impulsif mais pas idiot ! Il me connaît très mal et sur quoi il se base ? ! GRRR…

Je balance mon sac sur mon épaule et avance dans la rue direction ma piaule. Je me passe sur tout le trajet cette dernière discussion. Je ne connais même pas le prénom de cet homme. C’est frustrant qu’il sache le mien et pas le sien. Au moins j’aurais put faire une incantation vaudou à son prénom et pensant à sa face. Du genre qu’il s’étouffe avec ses clopes. Entre le démon et ce sorcier j’ai eu ma dose en espérant ma fée ma sœur ne soit pas là. J’ai pas besoin d’une marraine à cette heure là. C’est un coup à ce qu’elle teste son premier vole planée de ma fenêtre.

Et puis non, j’vais aller chez le rebeu pour m’acheter quelques canettes de bières. Quelques pas, j’entre dans la boutique chope trois canettes et ressort laissant une petite sonnette retentir. Je mets deux canettes dans mon sac ouvre la troisième et commence à boire tout en me dirigeant vers la grande fontaine. La nuit commence à tomber, les jets d’eau contrastent avec le reflet de la lumière, assit au bord de la fontaine je regarde l’immense musé fait des plus beaux matériaux qui existe. Le genre de lieu où je ne pourrais jamais habiter mais qui me met toujours en admiration. Je vide ma première canette la pose à mes pieds puis en ouvre une deuxième fixant une affiche pour la prochaine exposition. Alors sous le bruit des jets d’eau je m’avance devant cette même affiche et regarde la photo. C’est si beau… Si beau qu’une de mes mains ne peut s’empêcher de glisser dessus.

 

- Magnifique n’est ce pas.

 

Je me retourne et regarde l’homme qui me parle. Un soupire d’exaspération m’échappe.

 

- Quand je dis que vous me suivez.

- Pas du tout c’est un pur hasard.

- Mouai.

- J’ai bien mieux à faire que de suivre des minus de ton genre.

 

Hey ! Oh ! Je suis peut être pas très grand de taille mais pas minus ! Et comme on dit plus c’est petit plus c’est mignon.

 

- Pfff…

- Tu es attiré par cet objet ?

 

Je regarde à nouveau Thomas et le fixe de manière curieuse.

 

- Qu’est ce que vous entendez par-là ?

- Hum… rien de très important.

- Et de toute manière cette chose appartient à un milliardaire.

- Et ?

- Laissez tomber. Dis-je en regardant à nouveau l’affiche.

- Tu as en photo devant toi le plus gros diamant du monde…

 

Je sentit Thomas s’approcher de mon dos et se pencher à mon oreille. Un souffle chaud parcourut mon cou en quelque seconde me faisant froncer les sourcils.

 

- Hey ! Vous mdrebrjk…

 

Il met sa main sur ma bouche pour me faire taire et reprant la parole. Mais mais…

 

- Il a un poids taillé de 100,1 carats et a été vendu pour 15,6 millions de dollars. N’est ce pas incroyable…

 

Je le repousse violemment et me retour vers lui.

 

- Met tes sales mains autre part ! J’en ai rien à foutre de ton diamant !

 

Il un petit sourire à la commissure de ses lèvres se dessine. Pourquoi quand je parle sérieusement, j’ai la nette impression que tous les gens se foutent de ma gueule.

 

- Et de toute manière si tu veux visiter le musé en ce moment y a une introspection sur l’égypte. Ca ça me parle plus.

- Tu veux dire une rétrospective plutôt.

- C’est s’que j’ai dis !

 

Thomas, s’alluma une clope et part en riant doucement sur ma gueule. Je déteste cet homme, il est vraiment zarb. Je sais pas où le proviseur à fait ses recrutements mais il a tiré le mauvais ticket. Je regarde à nouveau l’image du diamant et reste planté devant… Ce milliardaire est fou de posséder une telle chose… Mais c’est si rare et si…

 

- C’est si beau…

- Tu parles tout seul maintenant ?

- Hein ? De quoi ? Dis-je en regardant autour de moi.

- …

- Ibrahimma ?

 

Le garçon, black aux yeux clairs me sourit et s’approche de moi.

 

- Ca faisait un bail.

 

Il rigole, ça fait plus d’un bail et bizarrement j’suis pas aussi heureux que ça de le voir. Lui aussi c’est un autre genre de connard. Comment dire… Bin voilà un bel exemple ! Le voilà à m’enlacer à me tirer vers lui. Merci monsieur je viens de faire tomber ma canette parterre.

 

- Hey ! Il te prend quoi ! Pousse-toi.

 

Le genre de connard avec qui vous sortez pendant plusieurs mois et qui se casse en vous laissant comme une grosse merde sans vous laissez la moindre explication. J’suis en plus sûr qu’il m’a fait cocu, c’est mon briquet qui le l’a dit et moi je me fie toujours à ce genre de choses. Je n’aime pas le genre d’approche qu’il a avec moi qu’il aille se faire foutre. Et une gifle dans sa gueule.

 

- Tu me prends pour un mollusque ou quoi ? Ne me touche même pas.

 

Ibrahimma se tient la joue et me fixe. Il me regarde comme si j’étais la personne la plus importante à ses yeux. Ce regard je le connais. Mais quel comédien !

 

- Pourtant il y a quelque mois tu ne demandais que ça.

- Tu t’es cassés sans rien dire. Tu crois vraiment que je t’ai attendu durant tout ce temps ?

- Te connaissant non.

- T’es vraiment un sacré salop. Tu n’as même pas eu les couilles de me dire en face que tu partais.

- Que veux-tu, on n’est pas parfait. Mais je suis à nouveau là.

- Très bien reste où tu es moi je me casse.

 

Alors que je m’apprête à partir, il me rattrape par le bras et m’embrasse. Et moi par pur réflexe je lui fou une deuxième gifle.

 

- Tu me dégoûtes.

- Et toi tu es toujours aussi bandant.

- …

- Allé fait pas cette tête tu savais très bien comment j’étais.

- Va enculer quelqu’un d’autre. Mais compte pas sur moi. Je ne sors pas avec des lâches de ton genre.

- Daly, Daly… Tu peux me dire pourquoi tu es aussi fâché?

- Je viens de te le dire abruti ! Même si nous sortions ensemble sans que ça soit sérieux. Je n’accepte pas qu’on me largue comme ça dans un silence radio. Et en plus tu te ramènes comme rien n’était.

- Et si je te dis que je te veux ?

 

C’est la meilleur. On a passé du bon temps ensemble mais c’est du passé. Moi je regarde pas en arrière qu’il utilise sa main droite. Il a fait un choix qu’il assume. C’est bien dommage qu’il m’ait lâché comme une vulgaire merde on était portant en symbiose.

Et pourquoi je me mets à rire devant son nez. Ca n’a rien de marrant tout ça. J’en est réellement prit pour mon orgueil ce qu’il m’a fait.

 

- De toute manière tu as toujours envie de ce que tu ne peux pas avoir.

- Vraiment ? ..

- Exactement. Quand on était ensemble, il me semble que c’est toi qui voulais qu’on se mette ensemble, tu voulais ta liberté après. Tu l’as eu maintenant tu me reveux.

 

Je lui fais un doigt et me casse.

 

- Tchao Ibrahimma. Tu trouveras bien un mec aussi idiot que moi pour rentré dans ton jeu. En tout cas c’est Game over avec moi.

 

Ca suffit pour aujourd’hui mon petit Daly. On rentre à la maison et on se videra cette derrière petite canette de bière. Les rues grouillent de cons en ce moment. Avril… A comme amertume. V comme victime. R comme rébellion. I comme illicite. L comme Lutte. Ce mois me tord vraiment l’estomac…

Par Ai-Vân
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Vendredi 22 mai 2009

- Dégage de là ! Dis-je en hurlant.

 

Mes bras se croisèrent devant moi histoire de mettre une barrière en ce mec et mon incroyable personne qui s’était rétamé. Le genre de croix entre le vade retro et une pose à la kung-fu complètement molle et peu convaincante.

 

- Ne me touche pas !

 

Je me mit à grogner et me relève enfin en soupirant de lassitude.

 

- Okay okay je ne te touche pas. Mais pour être honnête c’est toi qui es tombé sur moi.

- Jksbshgb

 

L’homme qui essaye d’avoir un mot à tout se releva et souria.

 

- Je m’appelle…

- Rien à battre. J’t’ais dit de me lâcher. Si t’as pas d’amis c’est pas ma faute mais compte pas sur moi.

 

Je repris ainsi ma route sentant une légère douleur au genou. Je sens que ce soir ce dernier va passer au mercurochrome et au pansement pour les petits. Je me dirige donc vers mon studio surplombé par un couple en rut, et surveillé par un vieux à canne épuisant.

Bref à peine devant mon pieu que je m’écroule dessus. C’est allongé que je me déshabille et m’endort aussitôt bien blottit contre mes oreillers. Ahhh… C’est si bon de dormir après une rude journée...

 

10h du matin.
 

- Aï !!! Waa !!!

 

Petite explication de ce cri de si bon matin. Non je vous jure que je ne cris pas sans raison et que je n’ai pas fais de cauchemars. Je dormais comme un gros bébé, d’ailleurs il y a un petit filet de bave sur l’oreiller. Bref, je dormais profondément, plongé dans un rêve hypnotisant, quand une masse s’écrase sur mon crâne. Cette masse n’est autre qu’un énorme encyclopédie qui c’est abbatut sur moi comme l’aurait fait une tempête. Donc revenons là où on s’est arrêté.

 

-Aï ! Mais t'es malade !

 

Je vous présente ma grande sœur, la seule et l’unique. Elle est journaliste dans un magasine et son passe temps favori me gueuler dessus. Maman… J’vais encore avoir une foutue bosse.

 

- Réveille toi feignant ! Mais pour quoi j’ai un frangin comme toi ?

- Putain, tu fous quoi ici ?!

- Ton proprio m’a ouvert la porte.

- Dégage ! T’es pas chez toi !

 

Et là le regard qui tue et une ambiance démoniaque plane autour d’elle. Je déteste quand elle fait ça.

 

- DALY !!!

 

Et paf un nouveau coup sur la tête et j’ai les larmes aux yeux. Et paf encore, elle s’emporte dans une rage démentielle.

 

- Aï aï okay okay… qu’est ce qui se passe Céline.

- J’ai reçu un mail de ton lycée. Grr… Tu n’y as pas mis les pieds depuis une semaine. Espèce d’abrutit de frère.

 

Et paf.

 

- Waaa arrête de me taper comme ça !!! J’ai compris t’es en colère !

 

Elle se calme aussitôt et balance l’énorme bouquin au milieu de la pièce puis ouvre en grand les rideaux. J’ai la tête qui tourne et cette lumière me tue. Je fonds tel un vampire exposé au jour. Je meurs…

 

- Daly. Tu vas prendre tout de suite ta douche et direction le lycée.

- C’est bon… j’y vais.

- TOUT DE SUITE !!! Tu as trois heures de retard idiot !!!

 

Je me redresse aussitôt et court à la douche comme si je me retrouvais dans une caserne. Je peux vous dire que je n’ai jamais été aussi vite prêt pour aller en cours. Je sors tout habillé et soupire.

 

- Et bien voilà. C’est pas compliqué frangin.

- La ferme. Tu m’as fais vachement mal sale garce.

- A qui la faute ?

- A une frangine qui me colle trop.

- Idiot.

- Petit lolo héhé…

- GRR…

 

Et voilà qu’elle m’en décolle une autre. Oui elle a toujours été complexée par ses lolos. Je sais c’est trop simple de l’attaquer sur ce plan mais ça m’a toujours fait marrer. Elle s’apprête à me retaper avec ses faux ongles mais je lui choppe les poignets.

 

- Le magasin est ouvert sœurette.

 

Elle baisse la tête vers sa braguette et je la lâche.

 

- Pfff… Tu te feras toujours avoir par ce genre de connerie. A ce demandé qui est vraiment idiot là.

- …

 

Je prends mon sac de cours puis m’apprête à sortir mais ma sœur me retient à nouveau.

 

- T’as fais quoi durant tout ce temps ?

- Ca ne te regarde pas. Dis-je en la foudroyant du regard.

- Je te signal que…

- Je ne te dois rien. Toi et la famille.

- Daly…

- Stop ne nous relançons pas dans cette conversation. Je ne mettrais pas les pieds à la maison.

 

Je claque la porte juste derrière moi et me frotte à nouveau la tête. Je me vengerais la prochaine fois, je me vengerais…

Je descends les marches qui grincent et j’entends le vieux ricaner.

 

- Alors comment va votre sœur ?

 

Gna, te fou pas de ma gueule vieux con, tu sais très bien comment elle est avec moi celle-là et ça te fais bien marrer. Je passe devant lui et il continue à ricaner tout en s’appuyant sur sa canne. Grr… Discrétos je tends ma jambe et Bim, un coup dans la canne et le voilà à gueuler. Victoire héhé... Pour un peu il s’étalait à terre. Je me précipite dehors et souris à pleines dents.

La flemme d’aller en cours mais je vois que ma sœur m’observe de la fenêtre. Je lui fais une révérence d’en bas puis un doigt et me casse. Bon bin voyons voir si je me retrouve dans ce bahut. J’ai passé plus de temps en dehors que dedans.

Je marche dans les couloirs, les gens se demandent même si je ne suis pas nouveau. Vous voulez ma photo ! Non, j’suis pas nouveau alors aller zeuter ailleurs. J’ouvre la porte de ma classe et entre puis va m’installer au font, jetant mon sac au pied de mon bureau et posant mes pieds dessus tout en basculant ma chaise en arrière. Je sors un manga et me met à lire. Le cours commence et basculant ma tête en arrière je pose mon bouquin dessus comme si je souhaitais faire une petite sieste.

 

- Daly… Tient tient… On ne vous avez pas vu ici depuis un certain temps. Dit le professeur.

 

Et bin me voilà. Daly est de retour. Je fais acte de présence seulement, rien de plus.

 

- Maintenant que vous êtes là. Essayé d’avoir une attitude adéquate.

 

Je retire mon bouquin de ma tronche et les pieds toujours sur la table je regarde le professeur sans rien dire.

 

- Vos pieds.

- Monsieur. Faite comme si je ne suis pas là.

 

Et le voilà à s’empourprer, la teinte du mec constipé qui est aux toilettes depuis une bonne heure.

 

- Je n’ai encore rien fait monsieur alors profité s’en.

- …

- Je vous jure que je resterai tranquille. Dis-je en levant ma main droite pour faire un serment. D’ailleurs joli coupe monsieur. C’est une perruque ?

 

Et il pâlit à vu d’œil. Mouaaaa !!! J’en étais sûr, c’est une perruque. S’était trop grillé s’te truc. Tous les élèves se mettent à murmurer et c’est enragé que le prof me vire de cours. Vous comprenez pourquoi j’aime pas y aller. J’y arrive à peine qu’on me jarte d’ici. Franchement je perds mon temps. Pff…

Je prends mon sac et sort tranquillement, me dirigeant vers la cours, je coince une cigarette derrière mon oreille et fouille dans mon sac à la recherche d’un briquet. Une pose clope pour bibi. Ca détend les nerfs…

Je lève les yeux pour voir où je marche et je vois ce mec au bout du couloir. Je me crispe sur place. Je me momifie presque.

 

- Toi ! Dis-je tout fort en le montrant du doigt.

 

L’homme s’approche de moi, des lunettes au nez mais toujours ces yeux bleus.

 

- Vous faites quoi, jeune homme dans les couloirs alors que les cours ont commencés ?

- Te fous pas de moi.

- Et une heure de colle pour mauvaise conduite en vers un surveillant. Dit-il en sortant un carnet.

- Hein !!!

- Et je suppose que tu t’es fais expulser de cours.

- Qu’est ce que ça peut faire ?

- Et deux heures de colle.

- Quoi !!! Non attend. T’es sérieux. Tu es surveillant ici ?

 

L’homme s’arrête d’écrire et lève ses yeux océan de son calepin un petit sourire aux lèvres.

 

- Pourquoi ? Est ce si surprenant ?

- Waaaa !!! Dite moi je rêve !!!

- Et une autre heure pour perturbation dans les couloirs.

 

Il me tend le billet avec un grand sourire.

 

- A ce soir en colle.

 

Grrrr… j’ai envie de la claquer. Ce mec c’est qui au faite un voleur ou un surveillant. Il mène une double vie ce bâtard. Et maintenant il pourrit la mienne depuis hier. Je lui arrache le billet des mains tout en le foudroyant du regard.

 

- Depuis quand tu es surveillant ici ? Je ne t’ai jamais vu.

- Une semaine.

 

L’homme se retourne et prend la direction du bureau des surveillants. D’un seul coup un sourire s’étend sur mes lèvres.

 

- Hey ! Toi ! Dis-je pour le stopper.

 

L’homme se retourne et arque un sourcil.

 

- Tu es vraiment sûr de vouloir me mettre ces heures de colle. Dis-je en secouant le billet devant moi.

 

Le surveillant de mon cul croise les bras et garde un air sérieux.

 

- Après tout je sais certaines choses sur toi.

- Et ?

- Et je ne pense pas que tu sois disposer à me mettre des heures de colles. Certaines choses pourraient être révèlées à ton sujet euh…

- Thomas… Je m’appelle Thomas.

- Très bien Thomas. Je pense que tu aimerais être tranquille et garder ton job de surveillant.

 

Thomas se mit à rire, retira ses lunettes et posa son regard glacial sur moi.

 

- Est ce du chantage ?

- T’as tout pigé.

 

Il se remit à rire.

 

- Qui de nous deux le proviseur croira ? Un petit glandeur d’adolescent qui passe son temps à griller les cours et qui a une image de délinquant. Un mec complètement insolent en cours et avec les adultes et qui ne sait même pas ce que fait deux fois deux. Ou moi, qui n’a jamais eut d’histoire, qui a un bac plus 5 et un dossier en béton. La vie est si injuste…

- Daly…

- Hum Daly… tes menaces me font bien rire. Le jour où tu arrêteras de manger tes crottes de nez et que tu sauras faire tes lacets on en reparlera. Dit-il en tendant un doigt vers mes chaussures.

 

Je baisse ma tête et regarde un de mes lacets défaits. Putain !!! Ce mec me ruine. Je le déteste, je le déteste !!! Je sais faire mes lacets abrutit de surveillant ! Et d’ailleurs tes pas un surveillant t’es un voleur et un abuseur de pouvoir. Espèce d’anarchiste à la noix ! Je me baisse et fait mes lacets en grognant.

 

- C’est bien je vois que tu sais faire tes lacets. Tu remonte dans mon estime.

 

Je m’en fou de ton estime ! Il croit quoi celui-là ! Merde et pourquoi je me prends la tête avec ce genre de mec ? Je lève les yeux mon visage doit être tout rouge. Thomas se met à rire et remet ses lunettes. Gnaaaa !!! Je boue, je boue et si s’était possible à coup sûr des flammes jahiraient de part et d’autre du sol. Je me relève tel une bête prête à bondir puis lève une main et tourne mon pouce vers le bas.

 

- Gros naze ! Dis-je soudainement.

 

Je me retourne aussi sec puis lui fait un doigt de dos. Je sors du bâtiment et m’allume une clope tirant dessus comme un pompier. Oh putain, je suis sur liste rouge je le sens. Et si ma sœur sait ça je suis doublement mort. J’ai intérêt à faire gaf dorénavant si je le recroise celui-là. Putain… quatre heures de colle ce soir… La galère…

Avril de merde ! Je crois que j’ai rencontré le pire démon qui soit. Le démon d’Avril, il a décidé de me suivre et d’avoir ma peau. Héhé s’il faut, je me munirais d’eau bénite et d’un collier d’ail. Mais tu n’auras pas ma peau Thomas.

Par Ai-Vân
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Dimanche 17 mai 2009

J’ai les nerfs ! Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’ai les nerfs !!! J’entre dans le premier bar, m’assois à une table tout en faisant grincer les pieds de la chaise sur le sol. Un serveur s’approche et me demande ce que je veux.

 

-Une Tequila.

 

Il prend ma commande et repart… Hum… Joli cul bien bombé. Je me demande ce que ça donne ça… Daly ! Tu fous quoi là ! T’es sensé avoir les nerfs ! Arrête de penser avec ta bite merde ! Bon ok… Je suis sur les nerfs ! Grrrr…

Le mec au beau postérieur pose mon verre et reste immobile devant moi. Je le regarde, il me veut quoi celui là ? Okay j’t’ai mâté mais me tente pas. A moins que je te plait c’est ça ?

 

-Désolé, je ne suis pas intéressé.

 

J’avale cul sec mon verre et sourit. Et lui reste toujours devant moi.

 

-T’es mignon mais non.

-Vous devez payer votre verre monsieur. Dit-il calmement alors qu’il y a deux cons qui se marrent au bar.

 

Mon visage de dépite en trente secondes chrono. Et voilà ce qui arrive quand on ouvre trop sa gueule. Ce mec n’est même pas gay, il a même pas la moindre vu sur moi. Je suis un psycho idiot…

Bon reste un autre problème. Je me suis fait chourré mon porte feuille et même si j’ai le fric de mes touristes chéris j’ai pas envie de payer. Et oui, j’ai limite des pulsions radine, ne vous inquiétez pas c’est très très rare. Mais ce mec à mal choisit son jour.

 

-On se la joue pile ou face. Dis-je en sortant une pièce.

-Monsieur…

-Pile ou face ?

-Face.

 

Je lance la pièce et pile.

 

-Pas de bol mec. C’est la faute à pas de chance. Merci pour ce verre gratuit.

 

Je me mets à rire et attrape une olive et la mange et là le drame. Une toue me viens. La putain de toux qui vous fait avaler le noyau dans le mauvais trop. Waaaaaaaaa !!! Bande de taré au lieu de me regarder aidé moi ! J’étouffe. Et je tousse et tousse agrippant mes mains à mon cou en face une glace montre ma sale tronche rouge. Rouge comme les bébés à leur naissance. Je vais crever misérablement à cause d’un noyau d’olive.

Le serveur commence à réagir. C’est pas trop tôt, tu fonctionne à quoi ! Tu manque d’huile de moteur ou quoi ! Fait quelque chose ! Il balance son plateau et m’attrape par derrière et me fait un point de pression genre premier secours. Mais c’est qu’il me fait mal ce connard, il va me péter une cote. Maman !!! Faut pas que je chiale. E voilà qu’il continue, je sens que je vais tourner de l’œil. ET il me secoue j’essaye de m’échapper et il me retient contre lui sous le regarder effrayé des gens. Me regarder pas comme ça !!!

Et là mes yeux se posent sur un mec à quelques centimètre de moi. Le genre de mec qu’on oublie pas. Et paf ! Le noyau ressort atterrissant dans le verre d’une femme et l’éclaboussant au passage. Digne d’un film d’Américane Pie tout ça.

Je me dégage violemment et tousse m’approchant de ce mec et lui fou mon poing dans la gueule.

 

-Ca c’est pour mon sac connard. Dis-je la voix qui déraille et toussote encore.

 

Je sors violemment du bar, la honte sur mon dos. Fait chier ! Une main sur mes cotes je me mets à les frotter, ce barman il avait un beau cul mais une de ces poigne. Il a faillit me faire chialer comme une veuve.

En tout cas je l’ai retrouvé ce voleur de sac. Des yeux bleus comme ça on ne les oublie pas. Pourquoi un aussi beau mec est une pourriture pareille ? Ca ne devrait pas exister ! Bon au final, j’ai craché un noyau, j’ai plus mon porte feuille, j’ai mal à ma main et j’ai toujours pas récupéré s’que ce con m’a prit. Mais ça m’a fait du bien ce pain en espérant que ça lui remettre ses idées en ordre.

 

-Excusé-moi…

 

Je me retourne en grognant.

 

-Quoi v….fhkdldfl

 

Mamamia ! Il m’a suivit. C’est la guerre… Il en veut une autre le beau goss et voleur de sac. Pourriture !

 

- Mais c’est que vous me suivez !!!

- …

 

Il me regarde d’un air lasse et vide.

 

- Quoi encore ! Ca t’as pas suffit de me voler mon sac !

- Tient. Tu as oublié ton sac au bar…

 

L’homme me tend mon sac que j’attrape aussi tôt. Je le mets en bandoulière et lâche un grognement tout en lui lançant des éclaires. Et lui se met à rire.

 

- Connard !

- …

 

Oui, je suis vulgaire et si ça vous dérange allez-vous faire ! Oups… On va oublié ça… Héhé… Bref, il me toise de la tête au pied puis s’adosse à un muret et continue à ricaner.

 

- Si tu veux des excuses, tu n’en n’auras pas. On est quitte maintenant.

 

Quoi ! Quitte de quoi ! Il blague ! On est pas quitte ! Il me fixe et plante son regard bleu dans les mieux et directe je me sens glacé sur place. Le genre de regard qui vous pétrifie, un regard magique qu’on a envie de détester mais que l’on ne peut qu’aimer. Et me voilà le bec cloué. Nonnn mais c’est quoi s’te bin’s. J’vais pas me laisser marcher comme ça sur les pieds.

 

- PFFF….

 

Je reprends ma route après lui avoir adressé un magnifique doigt d’honneur.

 

- Tu es un voleur… Dit-il tout fort.

 

Yaaaaaaaaaaa !!! Mais il est cinglé de dire tout fort ce genre de chose. Mes épaules remonter jusqu’à mes oreilles comme si les mots qu’il vient de prononcer m’agressent.

 

- Héhé…

 

Me voilà à rire nerveusement.

 

- Un voleur volé… Dit-il en riant.

- La ferme ! T’as juste eu de la chance ! Alors arrête de frimer !

 

Et me voilà à beugler comme un fou dans la rue en gigotant mes bras dans tous les sens et si je ne me trompe pas mes pommettes doivent être toute rouges. C’est quoi ce frimeur ! J’ai eu la même idée que lui, c’est pour dire qu’il n’est pas Einstein ! Je sens une veine palpiter à ma tempe… je boue… Je boue… Et pioufff…. La pression retombe et me voilà tout flagada et cet abrutit continue à rire.

 

- Aller aller… Ne t’énerve pas comme ça tu vas avoir des rides.

- … gdldk

- Hum ?

- Va te faire ! Waaaaaaa !!!

 

Et me voilà à faire un pas en arrière, et m’écrouler sur la route. Je suis MAUDIT !!! Je me redresse sur les fesses en marmonnant des choses incompréhensibles, je ne sais même pas moi-même ce que je veux dire. La honte que je viens de me taper.

Je me relève, tapote mes fringues et l’autre là, s’approche de moi. S’il fait un pas de plus je le mets à terre. Un autre que moi gouttera au goudron.

 

- Attention !!!

 

Quoi attention ? Et pourquoi il fait une drôle de tête et me choppe. Et Vlan ! Je me retrouve tiré vers lui. Mon corps bascule en avant le sien et arrière, il tombe sur le trottoir et moi sur lui. Qu’est ce qui se passe ? Je n’entends presque rien juste le bruit d’un camion… Vient-il de me sauver la vie ? ..

Je le regarde droit dans les yeux et rougit. Waaa ! Pourquoi il me sourit comme ça ? Je m’écarte de lui et me voilà à nouveau à gigoter dans tous les sens.

 

- Et bien… Dit-il en se redressant face à moi.

 

Il se frotte la tête en grimaçant et je fais de même. Euh… J’suis vraiment sensé le remercier là ?

 

- Tu t’appelles ?

 

Euh…

Avril… Que me réserves-tu encore ? On dit Avril ne te découvre pas d’un fil. Je dis Avril dans quoi je m’enquille ? Vous pensez que c’est un poisson d’avril tout ça ? Je sais, je sais le premier est passé mais là je crois que l’évènement s’étale…

 

* Soupire *
Par Ai-Vân
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Samedi 2 mai 2009

Je ne saurais exactement comment  tout c’est passé. Ca été si vite, si surprenant que j’ai bien du mal à remettre tout en ordre ces images. Pourtant je me rappelle clairement  des battements de mon cœur qui résonnait dans ma tête, mes yeux  s’étaient fermés, mes dents étaient serrées les une contre les autres au point de les faire grincer. J’ai cru durant un instant que j’allais suffoquer sous cette main ferme et gantée. Une odeur de cuire venait jusqu’à mes narines dilatées.

Moi qui ne suis pas croyant, je priais tous les dieux, je les suppliais d’écourter ce moment de tension. Je n’avais jamais vécu un tel suspense. Se fera prendre, se fera pas prendre ? J’ai avais l’impression que mon corps tombait en avant mais cette main me retenait fermement tout en me plaquant dans l’ombre d’un mur. Nous faisant le plus discret possible. On devait se fondre dans le décor.

J’entendis le claquement d’une porte au loin puis le moteur d’une voiture de luxe. Soudain je sentis le sol s’écrouler sous mes pieds et me retrouva à terre. Posant mes mains au sol, la tête légèrement penché, fixant le tapis sur lequel je me retrouvais j’essaye de reprendre mon calme. L’odeur du cuir était toujours présente et levant les yeux, me retrouvant face à deux jambes, j’émis un rire nerveux pour ensuite regarder cet homme cagoulé.

Croyez moi ou non, nous étions deux voleurs dans cette maison. Deux voleurs qui s’étaient retrouvés en tête-à-tête dans cette magnifique baraque d’un grand chirurgien. Ce même chirurgien qui avait décidé aujourd’hui de changer ses habitudes et était revenu chercher quelque chose chez lui pendant notre petite escapade. Putain d’imprévu de merde !

Je me relevais enfin alors qu’une l’horloge se mit à sonner indiquant sur son cadrant 15h. Nous étions en plein milieu de l’après-midi et je me retrouvais face à un de mes concurrents. J’hésitais à le remercier pour nous avoir fait tapisser dans l’ombre et ne pas se faire prendre par le propriétaire de la maison ou à lui mettre un poing dans sa gueule et partir avec le sac qu’il tenait. J’étais peut être tout jeune et nouveau dans le milieu mais on ne marchait pas comme ça sur mes plates bande. J’attrapais mon sac et me retournais lâchant un simplement remerciement.

 

- Tu ne devrais pas. Me dit L’homme en riant doucement.

 

L’homme masqué ne dit rien et m’attrapa par le bras, s’empara de mon sac et partit en courant. OHHH LE SALOP ! S’ETAIT MON IDEE CA !

Serrant les poings, je me mets à courir à travers la baraque, le poursuivant. Il passe la porte vitrée donnant sur le jardin. Mettant des obstacles sur ma route, balançant des pots de fleurs que j’évite, cet homme est vraiment rapide. D’un seul coup, il s’arrêta alors que j’étais prêt à bondir sur lui, il tira le tuyau d’arrosage, dans le quel mes pieds s’empiètent dedans. Je m’écroule comme une grosse merde et l’homme continue sa route. Sur le ventre, les yeux rivés sur lui, il se retourne un instant et retire d’un seul coup sa cagoule. J’eu juste le temps d’ouvrir grand les yeux, et d’apercevoir ses magnifiques yeux bleus qui me firent un clin d’œil. Et c’est en un battement de cil qu’il disparut derrière ce grand mur de pierre. Mais quel SALOP !

Je me mets à taper du poing comme un con, devenant à coup sûr rouge comme une tomate.

 

- Fait chier !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Oups… Héhé… Pas très discret tout ça. Je me relève, et m’immisce discrétos dans la rue l’air de rien. Un petit sourire par si et par-là. J’aide à traverser une grand-mère et voilà le travail est fait. Je suis un habitant de cette ville. Rien à avoir avec un voleur, je vous le jure. A force de jurer de cette manière je suis sûr qu’il m’arrivera une autre crasse un de ces jours. Grrrr… Connard de voleur de mé deux ! On devrait tous les mettre en taule!

…. Bon Okay… Tous en taule sauf moi bien sûr.

Mettant mes mains dans les poches de mon pantalon, je marmonne des choses incompréhensibles dans ma barbe. ARRRRGGGG !!!! Y a pas plus incompétent que moi ! Mais quel idiot je fais, c’est ça de vouloir être trop respectueux !

Arrivé devant mon vieil immeuble. Je monte une par une les marches qui grincent essayant de faire le moins de bruit possible puis entant d’un seul coup un hurlement.

 

- DALLLLYYY !!!!

 

Zut et flutte et re zut ! Voilà le proprio qui vient de me griller.

 

- Petit merdeux ! Viens ici que je te botte le derrière.

 

J’affiche une grand sourire en me retournant puis me met à rire en voyant ce vieux loubard en train de brandir sa canne.

 

- Tu me dois un loyer !

 

Je soupire puis grimpe les escaliers sans dire un mot.

 

- Non mais ! Mon loyer !

 

Le vieux se met à grimper les marches, j’accélère le pas. Franchement, c’est qu’il grimpe vite celui là. Sa canne je me demande bien a quoi elle sert. Hum… Mais bien sûr ! A se débarrasser de petits merdeux de mon genre. Accélérant encore plus mes pas dans le couloir, le vieillard hurle de plus en plus fort. Certains voisins ouvrent leur porte pour voir ce qu’ils se passent. Je m’enferme dans mon studio et soupire. Enfin tranquille… Et non… On tambourine à ma porte.

 

- Daly Mon loyer!

- Promis, je vous le donne bientôt.

- Je le veux dans deux semaines maximums pas plus !

- …

- Sinon j’appelle les flics pour faire bouger ton derrière de petit branleur !

 

Je soupire à nouveau quand le calme est revenu. A coup sûr, il ne va pas me lâcher de si tôt celui-là. Je retire ma veste et m’écroule sur mon lit. Bienvenu dans mon palace… Enfin dans mon studio qui pue… Qui pue un peu moins chaque jour quand même… Les murs s’effritent, les canalisations font un bruit infernal et je vous en passe.

J’aurais réussi mon coup, j’aurais eu de quoi payer mon loyer ce soir. Si je chope ce mec, je fais un malheur. Lui qui a l’air de temps aimer les bijoux, je lui briserai ses bijoux de famille ! J’ai clairement dans ma tête l’image de tes yeux. Si je te croise, tu peux être sûr que je te reconnaîtrai et à ce moment je serais pire qu’un rapace. Mais faut déjà que je le trouve, la ville est tellement grande…  Je suis bien trop fier pour laisser passer ça… Comment faire.

Non mais ! C’est pas bientôt fini ce bordel ! Les voisins du dessus qui baisent à longueur de journée m’empêchent de réfléchir.

 

- Bordel de merde! Vous en avez pas marre!!! Y en a qui ont besoin de calme ici !!!

- Ou de baise. Disent deux voix moqueuse.

 

Et paf ! Prend ça dans les dents Daly. Bande Bip, je vais les BIP et BIP par s’que BIP BIP BIP… Désoler, pour le langage mais c’est vraiment pas mon jour. Je suis un gros pouasseux. Ne me parler plus du 5 Avril ou je fais un malheur !

 

Plus tard

 

   Il m’arrive souvent le soir de traîner dans les ruelles mal famées de la ville. C’est là où j’ai grandi, c’est là où ma vie a commencé. De sombres rues, taguées, sales, envahit par la misère et les truands. C’est à cet endroit que les proxénètes recrutent de pauvres jeunes hommes et jeune femmes pour le business. Après tout, tout est un choix. Nous ne sommes jamais obligés de faire quelque chose. Si nous sommes à tel endroit, si nous faisons tel chose, ce fut de notre propre initiative. Les gens qui rejettent leur misère sur le dos des autres me font bien rire. Assumons qui nous sommes et où nous en sommes, car nous sommes nos propres maîtres.

Aujourd’hui, je ne suis pas dans ces ruelles. Petit changement dans mes habitudes si monotones. Je suis dans les grandes rues touristique lieu idéal pour un voleur. Ces touristes sont blindés de fric et de bijoux en tout genre, le paradis pour tous pickpockets. Mes doigts en tremblent déjà de plaisir à la vue de ces femmes et leur parure. Peut être que ce soir j’aurais de quoi payer mon loyer et se sera la belle vie. Tient tient, allons au milieu de cette foule attroupé autour d’un artiste de rue. Je les aime cela. Ils ne peuvent pas savoir à quel point ils nous aident dans nos petites affaires. Et hop, un portefeuille par si, un bracelet et une montre par-là, un autre portefeuille… Je sors sous les applaudissements des gens. Merci merci héhé… Je sais que ceci m’est pas adressé mais je suis un artiste dans mon genre. Voler c’est tout un art je vous dis !

Sourire aux lèvres je continue ma petite promenade nocturne, et BAM ! Je me prends de plein fouet quelqu’un. Mais c’est pas possible ! Ils veulent tous me voir à l’hosto ! Et puis Grrrrrrrrrrr

 

- Hey ! mais il…hgsviqjjdln

- Quoi ?

 

Je me retrouve devant un mec. Le genre si vous vous approchez de moi, je vous jetterai un mauvais sort, j’            aodre Satan et toi mon petit Daly je vais te bouffer tout cru. Ce n’est pas un gothique, non rien à voir. C’est ses yeux noirs, qui me font BRRRR… Pas facile le mec.

 

- Tu viens de me bousculer.

 

Il me regarde de la tête aux pieds puis esquisse un faible sourire.

 

- Désolé.

 

Je me frotte l’épaule puis m’apprête à partir quand un raclement de gorge m’arrête.

 

- Je crois que vous avez fait tomber quelque chose. Me dit-il en me montrant plusieurs portes feuilles.

 

Je grimace un peu et ramasse précipitamment le tout. Mais quel con ! C’est officiel de chez officiel, je suis Mister Catastrophe catégorie poids lourd. Je me relève, frotte la nuque et me met à rire nerveusement. L’homme croise les bras et affiche un sourire rieur et un regard soupçonneux.

 

- Euh… Tu viens d’où ?

- Moi de partout et de nul part.

 

Hum… Je suis un gros nerveux et me voilà à vouloir taper la discussion avec ce mec, histoire qu’il ne dise rien ou du moins qu’il ne ce face pas une mauvaise idée sur moi. Enfin non, c’est pas s’que je veux dire, au contraire il faut qu’il ce face une fausse idée à mon propos. En tout cas, la conversation est complètement pathétique…

 

- Okay… Bon bin salut.. !

 

Je me mets à marcher à grand pas quand une main se pause sur mon épaule et me stop.

 

- Pas avant de m’avoir rendu mon portefeuille.

 

GLUP… Héhé… Portefeuille dit-il ? Quel portefeuille… Ah oui… Grand sourire aux lèvres, je me retourne et lui tend son portefeuille, les membres crispés.

 

- Tient…

- Merci.

- …

- T’es plutôt pas doué dans ton genre. Dit-il en rangeant son portefeuille.

- Hey! Oh !

- Quoi ?

- Non rien… Dis-je en balbutiant.

- La prochaine fois soit plus discret, on dirait un éléphant dans une boutique de porcelaine.

- Qu’est ce que tu y connais ?

- Rien du tout. Tu t’es juste fais griller.

 

Il se retourne et reprend sa route. Il a rien dit d’autre. Il m’a même pas chopé et emmené voir le flic, il m’a même pas cassé la gueule. Juste une leçon de morale. Une brève leçon qui me rabaisse au niveau de tu es vraiment un minable. La seule chose que tu croyais plus ou moins bien faire et bin tu ne t’en sors pas aussi bien que ça. ARG ! Putain de journée de merde ! Déprime…

ET puis zut ! Je fais ce que je veux. Je me complais dans ce que je fais et je suis heureux ainsi. Ma petite vie de délinquant et de dépravé me plait.  Je vous le jure… Je suis peut être pas l’homme le plus riche du monde. J’ai peut être pas tout ce que je veux mais je suis libre. Je vis comme bon me semble suivant les lignes tracées par mes rêves.

Avril qu’es-tu en train de me faire subir ? Tout bourgeonne et renaît et moi je reste le même comme si la fleur qui était en moi avait éclot depuis bien longtemps. Chacune de ses pétales représente ma conception du bonheur. La première est la plus importante. Ma liberté…

Il ne me reste plus qu’à rentrer tranquillos dans mon palace et entendre toute la nuit mes voisins fourniquer. J’enfonce mes mains dans les poches de mon manteau souriant au passage à un beau gosse. Puis je me fige sur place. Oh le salop ! Oui j’adore cette insulte s’en est une parmi tant d’autres. Ce fils de pute de Satan m’a volé mon porte feuille !

 

- Waaaaaaaaaaaa !!! Je vais le tuer !!!

 

Une deuxième sur ma liste noir. J’vais devenir tueur à gage si ça continue. Et comme prévu, ce connard n’est plus dans la place. Baka baka baka !!! Pauvre de moi!

Par Ai-Vân
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Jeudi 23 avril 2009

Trois jours, ça fait trois jours que j’attends mon verdict. Le tic tac d’une horloge résonne dans le grand couloir, le soleil passe à travers les barreaux de ma fenêtre et j’arrive à voir au loin un rapace qui tourne autour de cette boule de feu. Assit en tailleur, sur le sol froid à fixer mon assiette vide, je ne cesse d’afficher un grand sourire de béatitude. Un voleur en prison, un petit con en taule, une grande gueule derrière les barreaux, je trouve ça tellement ironique. Un petit ricanement m’échappe, un doigt racle le font de mon assiette puis le suçant lentement, mes yeux se lèvent sur ce mur où d’autres taulards ont griffonné quelques mots. Chacun exprime, sa haine, sa peur, sa colère, son rejet de ce monde et parmi ces mots il y a le mien.

 

« FREE »

 

Un simple mot qui veut tout dire. Derrière des barreaux ou non, je suis et je reste un animal libre. Libre dans ses pensées, libre de ses mots et de ses gestes. Je suis insolent, têtu, lunatique, sauvage, je suis un humain cru et entier. On pourra me mettre en cage, je me sentirais chez moi et des ailes me pousseront dans le dos. On pourra m’attacher, ce petit sourire à la commissure de mes lèvres qui énerve temps le gardien restera dessiner sur mon visage.

Comment qualifier cet instant… Hum… Ce n’est qu’une passade de ma vie. Quand on est enfermé quelque part la seule chose qui peut arriver de mieux c’est d’en sortir. Alors ce soleil qui brille dans le ciel bleu, brillera ce jour là rien que pour moi. Oui… Quand je sortirais de ce trou à rat, le temps sera propice à ce moment et illuminera mes journées, profitant pour lancer un petit clin d’œil à ce gardien mangeur de beignet et adressant un magnifique doigt d’honneur à sa sale gueule en travaux.

 

Le tic tac de l’horloge continue de résonner et me voilà allonger sur le dos, fixant le plafond moisi de la cellule. Je sifflote un petit air salasse qui s’envole à travers les barreaux et qui enrage l’homme au képi. Il donne un grand coup entre les barreaux de ma cellule m’insultant de tous les noms. Ralala aucun humour ces gardiens. Me redressant, je me mets légèrement à rire, affiche une petite moue enfantine qui le rend encore plus grincheux.

 

- Daly ! Ferme là un peu !

 

Mais franchement quel langage ! Après on se plaint que les jeunos de mon genre n’ont aucune éducation !

Je me lève, m’approchent des barreaux tout en y posant mes mains et fixe cet homme qui se rassoit. Mes yeux se posent sur l’horloge qui affiche 15h.

 

15H….

 

Le 5 Avril à 15h… Ce jour là, Tout c’est illuminé et à la fois brisé… J’ai mal… Terriblement mal… Mais pourtant, j’ai le sentiment d’être heureux, c’est très étrange comme sensation. Un être heureux derrière les barreaux. Je sens toujours mes ailes pousser en repensant à ce jour et aux jours qui ont suivi.

Je suis un être fou et complètement stone. Un être qui garde espoir en regardant les aiguilles bouger sur le cadrant de l’horloge. J’aime croire que l’espoir fait vivre, du moins c’est ce qui m’a toujours fait tenir debout.

Par Ai-Vân
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Mes Fics


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Fictions terminées:

_ "Dessine-moi"

_ " Tu es mon ecstasy"

_ " Séparation " (OS)

_ "Peu m'importe" 

_ " Si vous aviez été là " (OS)

_ " Mon meilleur souvenir " (OS)
( co-pro )

_ " Coeurs ambrés " (OS)


Fictions en cours:

_ "Au son du violon" 

_ " Trip incisif "

_ "La cicatrice"
(résumer)


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T'inquiète Setsuko Lan n'est pas enceinte!!!

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